Quand je ne suis pas plus inspiré que ça pour écrire et surtout, quand je m’y prends un peu tard dans la journée (aujourd’hui, je commence d’écrire à 16h11, l’heure du goûter, pas celle de noircir des pages blanches !), j’ai un mal fou à me concentrer sur les minimum trois paragraphes que je me dois (que je me doigt ?) de faire par jour. Oui, parce que trois, je ne peux pas faire moins. Sinon, ça fait un peu branleur. Ou fumiste. Même si je préfère être un branleur qu’un fumiste. Et pourtant, on m’a réellement traité de fumiste, quand j’étais au collège, une prof de maths que je n’ai jamais aimée et qui m’avait dans le nez. Vous savez, le genre à vous faire mal là où ça fait mal, justement. Et elle, elle m’avait tiré les cheveux au niveau des oreilles, sur les tempes. Je l’ai détestée. Et je ne l’ai jamais oubliée. Si ça se trouve, elle est morte, désormais et c’est bien fait pour elle.

Mais on ne m’a jamais traité de branleur. Peut-être parce que je n’aime pas étaler ma vie privée en public alors que j’aime bien l’inverse : parler de ma vie publique en privé. Pas sous forme de confidences sur l’oreiller, non mais à table, en marchant ou simplement, au téléphone, par exemple. Et mon seul problème, si j’en reviens au sujet du jour, c’est que quand je m’y prends tard, comme aujourd’hui, alors qu’il est déjà 16h14 (l’heure du goûter, vous le savez déjà mais c’est parce que j’ai vraiment faim), c’est de trouver une idée à développer et me concentrer dessus. Et là, le bât blesse. Alors que ce serait mieux que le bât blabla. Ça ne veut rien dire mais ça remplit une ligne de plus pour le deuxième paragraphe et ouf, il ne m’en reste bientôt plus qu’un à écrire. Il faut juste que j’arrive à terminer celui-ci en beauté. Et si je n’y arrive pas, tant pis.

Bon, je n’y suis pas arrivé, vous vous en êtes rendu compte mais ça ne fait rien, l’essentiel, c’est d’avoir participé pour avoir ni remords, ni regrets, ni larmes, au revoir. Ça, c’est pour ceux qui connaissent la chanson. J’en connais au moins un. Et donc, je disais que le plus dur, quand je suis dans l’urgence, chez moi, c’est d’arriver à me concentrer et là, aujourd’hui, je ne suis pas certain que je vais réussir ce défi. Après, si j’échoue, genou, hibou, pou, caillou, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi et il va de soi que je n’accepterai aucune réclamation de mes rares lecteurs et trices. Je veux bien être responsable mais je ne suis pas coupable. Ou alors, je veux bien être coupable mais pas responsable. Ou encore, je veux bien être rescoupable, à l’extrême rigueur mais vous savez combien je n’aime pas les extrêmes et ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer.