Tout le monde le sait (ou alors, tout le monde devrait le savoir), j’habite dans une rue qui n’existe pas. Tout du moins, dans les GPS, sur les plans et pour les livreurs de tout poil (pourquoi de tout poil ? Est-ce que je donnerais dans le cliché en imaginant que tous les chauffeurs-livreurs sont très poilus, portent toujours des marcels et auraient du ventre ? Ce n’est pas impossible... Je vais réfléchir à ça…) Comment cela se fait-il que j’habite dans une rue qui n’existe pas ? Parce qu’elle n’est pas encore tout à fait terminée. Des ouvriers, poilus et certains avec du ventre, ont commencé à la créer il y a moins d’un mois alors que l’immeuble date de 2015 et que nous-mêmes, le président et moi, nous y avons emménagé en juillet 2016. Waow ! Déjà trois ans ? On ne s’est pas vus grandir !

Bref, en bas, c’était une sente inaccessible aux véhicules de tout poil (???) jusqu’à ce que la rue soit officiellement terminée et peut-être même inaugurée. Quoiqu’il en soit, quand nous devions nous faire livrer un colis, c’était un peu la croix et la bannière car comme la rue ne figurait dans aucun GPS, on a dû réceptionner les colis à la main dans une des deux rues perpendiculaires à la nôtre, qui n’existe pas. Un jour, on a même porté un sommier électrique pour un lit de 140 qu’un camion nous a remis à plus de cent mètres de chez nous. Donc, bientôt, nous pourrons recevoir tous les cadeaux que nos amis, proches et relations vont bien vouloir nous envoyer par la Poste et/ou des transporteurs. Si besoin, vous trouverez l’adresse en cliquant exactement ici (lien hypertexte.)

Et re-bref, ce que je voulais dire, c’est qu’hier encore, les ouvrier poilus et ventrus déposaient délicatement du goudron sur notre future rue et elle n’est toujours pas ouverte à la circulation, aujourd’hui (elle est d’ailleurs bloquée par des barrières en métal, côté rue Bourbon) mais ce matin, en revenant de ce que j’avais à faire, là, tout à l’heure, vers 9h45, j’ai vu que plus d’une dizaine de voitures étaient déjà stationnées. C’est incroyable. Les gens pensent que parce que la rue n’existe pas, le stationnement est forcément gratuit. Je trouve que c’est un peu n’importe quoi. C’est comme un abus de bien social. Et moi, ça me contrarie, quand je me penche à ma fenêtre de voir tous ces véhicules bêtement posés là. Je n’y suis pas habitué. Il va pourtant falloir que je m’y fasse.