Cet après-midi, je vais chez le toiletteur. Plus par raison que par plaisir. Parce que comme je vais aller passer trois jours sur Paris, en début de semaine prochaine, je veux faire bonne impression. On ne sait jamais. Peut-être que je pourrais rencontrer un recruteur qui pourrait, à son tour, me proposer un boulot sur Bordeaux, bien payé, pas fatigant et tout et tout. Et comme j’ai l’air d’un baroudeur, depuis que j’ai arrêté de bosser (un baroudeur du dimanche, certes, mais un baroudeur quand même !), je me dis que comme je vais retrouver des amis pas vus depuis vingt ans pour certains et vingt-cinq ans pour d’autres… Autant faire propre sur moi. Et donner le change.

Barbe

Ça va commencer par le toilettage de ma barbe et pour ça, je me suis acheté une tondeuse ad hoc (ou adéquate, si vous préférez) et je vais m’y mettre dès que j’aurai terminé d’écrire ce billet poilu et chevelu (merci d’être velu) non sans une certaine pointe d’appréhension vu que je ne me suis pas servi d’un tel engin depuis 2004, quand j’ai quitté Solectron, la boîte qui m’a fait partir de Paris pour Bordeaux. À cette occasion, je m’étais laissé pousser une barbe de trois jours en permanence et mes collègues de l’époque, que j’ai connus pendant quatre ans, ne m’ont jamais vu le menton lisse. Aujourd’hui, après 14 ans dans le mareyage, je reviens à quelque chose d’un peu plus au poil.

Cheveux

Et à 15 heures, je vais chez mon coiffeur attitré, Carlos, rue Costedoat et je sais que j’en sortirai digne d’aller me faire tirer le portrait au studio Harcourt. Ça me fera une coupe courte et sans que j’aie besoin de l’entretenir, pas de coiffage le matin ni rien d’autre. Remarquez, même les cheveux longs, je ne me coiffe jamais. Éventuellement un coup de brosse (à reluire ?) quand je me suis lavé la tête mais pas toujours, bien souvent, je me sers de mes doigts et ça fait la rue Michel. Après, allez-vous me demander, si c’est toilettage à tous les étages, qu’en est-il de mon maillot ? Rien, personne ne me coupera un poil de pubis. Juste les cheveux et la barbe. Et j’entends qu’on respecte ça.