Alors voilà, si on doit se revoir, il faut savoir que je n’aime pas qu’on me balance un seau d’eau sur la figure pour me réveiller alors que je suis en train de dormir à points, c’est tout. Et à poings fermés, oui, aussi. Je n’aime pas prendre le petit déjeuner au lit. Même tout seul. Et que le matin, je n’ai pas forcément besoin de boire un café pour être opérationnel mais je n’aime pas qu’on me parle de choses trop sérieuses dès le réveil. Des choses trop sérieuses comme l’évolution du prix de l’immobilier, la faim dans le monde alors que moi-même, j’ai souvent faim après une bonne nuit ou des migrants à Calais car à moi aussi, ça m’arrive de caler si j’ai les yeux plus gros que le ventre et je n’en fais pas toute une histoire. Donc, qu’on se le dise, on peut parler mais de choses légères. De futilités comme la pluie et le beau temps, par exemple.

Ensuite, s’il y a un réveil que j’ai trouvé parfait, c’était celui d’il y a si longtemps, la première fois que le président est venu avec moi rendre visite à Arnold, à Wiesbaden, en Allemagne, en Europe, et le premier matin après le premier soir, nous étions en train de dormir et soudain, une musique très douce, très planante s’est insinuée dans la chambre. Arnold avait mis le disque Silk Road, de Kitaro, sur sa chaîne HiFi et nous avait envoyé le son à travers un système de haut-parleurs à travers son appartement. Et ce fut un réveil quasi miraculeux. Sortir du sommeil par une telle musique, si envoûtante, ça m’avait rendu tout simplement heureux. Après le réveil, il y a la toilette du matin. J’avoue que je préfère la faire seul. J’ai déjà partagé une baignoire avec trois amis en Angleterre, alors que j’avais juste 20 ans mais justement, je n’avais que 20 ans…

Pour les repas, quand on se retrouve comme ça, entre amis pas vus depuis longtemps, je peux participer aux courses, à la préparation, à la vaisselle. Ça permet de passer du temps ensemble. Mais je peux aussi me mettre les pieds sous la table, il n’y a qu’au début du repas que ça peut me rendre un peu mal à l’aise mais toute honte étant vite bue chez moi, comme du champagne, du blanc ou du rosé, je passe très vite à autre chose. Non, je déconne. J’ai du mal à me faire servir. À part au restaurant. Normalement, je suis bien élevé. Je ne prends aucun repas avec mon téléphone portable sur la table. Mes parents m’ont bien élevé, ils m’ont appris à ne jamais le faire. Bon d’accord, à l’époque, il n’y en avait pas mais ils me l’auraient appris, s’il y en avait eus. Voilà, ce sont encore quelques éclaircissements au cas où je serais reçu chez l’une de mes lectrices.