Il y a des jours où on se prendrait presque pour une star dont les fans ne rêvent que d’une chose : passer du temps avec.

Je ne sais pas pourquoi mais en fin de nuit, vers 4h, je me suis réveillé et je n’ai pas pu me rendormir vraiment, j’ai plus somnolé qu’autre chose et ce, par petites périodes de dix minutes. Au bout d’un certain temps, j’ai fini par me lever, vers 6h et j’ai commencé ma journée d’une meilleure façon que je n’ai terminé ma nuit. Et, une fois debout, alors que je venais d’allumer mon ordinateur mais que je l’ai laissé en plan pour faire ma liste de courses pour jusqu’à mardi matin, j’ai pensé que comme j’avais quelques lecteurs et trices fidèles, oh pas beaucoup, qu’on ne se méprenne pas sur ma popularité somme toute très relative, je me suis dit que si un jour l’un d’eux ou l’une d’elles souhaitait me rencontrer, je suis ouvert à tout. Ou, si on se connaît déjà, si on veut passer du temps avec moi ou moi avec eux, je suis également d’accord sur le principe.

La seule chose, avec certain(e)s, c’est qu’on ne se connaît absolument pas ou alors, c’est qu’on ne s’est pas vus depuis longtemps pour ne pas dire assez longtemps. Ça peut aller jusqu’à vingt ans car dans le lot de mes abonné(e)s, il y en a, j’en connais mais je ne donnerai aucun nom vu que j’ai un sens très aigu de la confidentialité, moi, tout comme j’ai celui de la hiérarchie (dans les bottes ?) Et si ça devait arriver, qu’on se rencontre ou qu’on se revoit, comment cela allait-il se passer ? Qu’aurait-on à se dire, là, tout de suite ? « Je vous imaginais exactement comme ça, c’est amusant » ou alors « C’est fou, tu n’as pas changé d’un poil ! » mais après, on va se raconter nos vies, parler, parler, parler. Se découvrir ou se souvenir de l’ancien temps. Et ça, c’est dans l’hypothèse probable qu’on se retrouve assis à une terrasse de café autour d’un verre.

Mais si l’une d’entre vous me propose de venir la voir et de m’héberger, alors qu’on ne s’est justement pas vus depuis vingt ans (va-t-on se reconnaître ? Oui, puisqu’on n’aura pas du tout changé !), moi, je vais être intimidé car vu que je suis un peu sauvage, un peu comme un chat, je vais être dans mes petits souliers (alors que ce n’est pas encore Noël) et si je dois dîner, dormir et prendre le petit déjeuner, comment mon hôtesse saura que j’ai besoin de deux oreillers pour dormir si je n’ai pas un sommier électrique ? Comment saura-t-elle que le matin, je ne bois que de l’eau et du café, pas du thé et pas de jus de fruits ? Comment saura-t-elle que je n’aime pas le chocolat, entre autres et que c’est donc inutile de préparer un gâteau au chocolat, ça ne me fera pas plaisir car même par politesse, je ne pourrai pas en manger ? Idem pour la noix de coco.

Le mieux, ce serait peut-être que je fasse une espèce de liste de mes exigences suggérées comme ça, élégamment, presque ni vu ni connu, non ?