Il avait raison, le gars qui m’a dit ça, je devais avoir un virus et même si j’étais sûr que non, en passant mon ordinateur à la loupe, hier, avec CCleaner, ça m’a dit qu’il y avait plein de fichiers et de pages douteuses à supprimer. Alors, c’est ce que j’ai fait, ça m’a détruit tous mes historiques, cookies et autres fichiers/dossiers qui méritaient d’être nettoyés. Et ce matin, ça semble aller plutôt bien, nous nous sentons comme neufs, le PC et moi. Et non seulement neufs (alors que nous ne sommes que deux) mais de meilleure constitution. J’en veux pour preuve que tout d’un coup, je n’ai plus aucune rancœur contre personne et que j’aime tout le monde, sans exception, ce matin.

Je vais même vous dire que je me suis découvert une tendresse particulière pour les gilets jaunes et casseurs réunis, tout à l’heure, en allant faire mes courses à Bordeaux Lac. J’ai croisé plusieurs voitures (comme par hasard, toutes conduites par des femmes seules et particulièrement distinguées) qui arboraient un de ces gilets jaunes sur leur tableau de bord et je leur ai fait des grands sourires, des révérences et limite, des applaudissements. Je ne me suis pas reconnu. Pour un peu, si elles m’avaient tendu la main, ces femmes certainement très bien habillées, je leur aurais donné tout ce que j’avais sur moi et même le bon Dieu sans confession. Ça m’aurait rendu heureux.

J’ai entendu Nicolas Dupont-Aignan, aussi, à la radio et j’ai totalement approuvé tout ce qu’il disait et je pense que je vais lui dire que je l’aime de tout mon cœur. La même chose si j’entends Marine Le Pen, Adrien Quatennens, Marion Aubry et/ou Jordan Bardella. J’aimerais tellement être leur ami et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur moi. Pareil avec tous les terroristes du monde. Et avec tous les criminels de tous les pays, dictateurs compris. Aujourd’hui, je sens que j’ai la capacité d’aimer vraiment tout le monde. Mais ça m’embête un peu, au fond de moi car quelque part, je me demande si je ne préfèrerais pas attraper un nouveau virus. Ou remettre l’ancien. Ça va me manquer, ne plus râler ou critiquer.