À l’heure où j’écris ces lignes, mardi 23 avril 2019, 15h45, je suis totalement incapable de vous dire comment s’est passé mon dîner d’hier soir vu que ce billet est programmé pour être publié à 6h du matin, demain soit aujourd’hui, en temps réel (ou en heure locale) parce que comme je n’aurai pas le temps d’écrire, comme je n’ai pas eu le temps, ce matin, en me levant, comme je devais partir assez tôt pour accompagner le patron à Agen (voyage d’affaires ?), j’ai préféré m’y prendre la veille, soit hier pour une ouverture au public demain matin, soit aujourd’hui (toujours en temps réel, soit en heure d’hiver – à moins que ça ne soit en heure d’été, je ne sais plus trop bien, je suis un peu déphasé…) Et donc, là, comme le dîner avec Aïssa et Virginie n’a pas encore eu lieu…

Aura-t-il seulement eu lieu ? Après tout, peut-être que tout à l’heure (hier soir quand vous lirez ce billet si vous le lisez demain, mercredi 24 avril 2019, soit aujourd’hui en temps réel à partir d’hier), peut-être qu’il y aura eu un impondérable et que l’un des deux ne sera pas venu. Ou les deux. Ou qu’ils seront venus mais qu’ils n’auront pas prévu de rester dîner parce qu’ils ne m’auront pas compris, quand je leur ai dit que je les gardais pour le repas du soir. Ou alors, ils auront eu mieux à faire. Allez savoir tout ce qui peut se passer (tout ce qui aura pu se passer) entre aujourd’hui (hier 15h50) et demain (aujourd’hui, heure à laquelle vous lirez ce billet si vous me lisez quotidiennement…) J’espère que je suis clair car pour moi, tout est parfaitement OK dans ma tête.

Peut-être qu’ils vont rester dîner (qu’ils seront restés dîner) mais qu’il y aura un problème (qu’il y aura eu un problème) avec mon entrée, mon plat ou mon dessert. Peut-être qu’ils n’aimeront pas ce que j’aurai préparé (qu’ils n’auront pas aimé ce que j’ai préparé) ou pire, que je vais tout rater (que j’aurai tout raté…) Ou alors, tout va bien se passer et tout se sera bien passé, on passera peut-être une excellente soirée (on aura passé une excellente soirée – c’est chiant, hein, d’être en décalé avec toutes ces répétitions ?) et je devrais arrêter de me faire du mouron (je n’aurais pas dû me faire tant de mouron)et puis, quoiqu’il en soit, quoiqu’il en fut ou quoiqu’il en sera, l’essentiel, ça reste de participer, pas forcément de toujours gagner mais si gagner toujours, ça reste un sacré plus.