J'ai aimé comment, votre main, par instants modulait le son de la modulation, votre main fouillant : Michiko, boîte à gants ; votre main dans mon cou, il y a un temps pour tout

Rien ne va plus, non, plus du tout. Chouchou ! Alors, entre le léger différé d’avant-hier, l’erreur humain d’hier et le retard d’aujourd’hui, oui, on peut dire que les jeux sont faits, que rien ne va plus, que la terre ne tourne plus rond, qu’il n’y a plus de saison, que tout fout le camp et que plus rien n’est comme avant. Et que plus rien ne sera jamais comme avant. C’était bien la peine que j’arrête de bosser si c’est pour me retrouver autant à la bourre que là, alors qu’on approche des 17h30 et que normalement, je devrais être soit en train de préparer le dîner, soit en train de me prélasser sur le canapé devant la télé ou en train de bouquiner. Mais non, là, je vais devoir reprendre les choses en mains comme si je n’avais que ça à faire.

Parce que moi, depuis ce matin 6 heures, environ, je n’ai pas arrêté une seule minute, non, une seule seconde. Et qu’on ne me dise pas que le temps passé assis dans le tram compte pour de la détente même si j’ai pu lire quelques pages du polar allemand dont je ne vois plus le bout (histoire intéressante mais personnages peu attachants et je m’y perds tant ils sont nombreux – « Wie geht es Pfannkuchen? »), un tour à la pharmacie qui a ouvert avec cinq minutes de retard, prise des journaux quotidiens, passage à Mériadeck pour avoir des infos sur un truc personnel, passage à la mairie pour le journal de la municipalité avec la photo de Nicolas Florian, notre nouveau maire, passage chez le patron pour aller visiter un (tout) petit appartement au 1 de sa rue, juste au bout quand on arrive de la mairie ou de la cathédrale (ou l’inverse !...)

Ensuite, un tour à la salle de gym où nous avons fait du cardio pendant un certain temps et où nous avons fixé la date pour la première séance avec notre nouveau coach, Carlos Portuguès Sudamericano, ensuite, j’ai porté le vélo de Claude à la révision car il me le donne et je suis rentré préparer le déjeuner avant de ressortir pour aller au cinéma et aller récupérer enfin le vélo, comme neuf, aller le faire graver, repasser chez le patron pour lire les papiers du (tout) petit appartement qu’il pourrait acheter dès ce soir et retour chez moi, à la case départ et j’ai eu l’impression de n’avoir eu le temps de rien. Alors, les yeux dans les yeux, Chouchou : franchement, qu’as-tu fait de ta journée, toi ? Oui, qu’as-tu fait de ta journée ? Je te le demande car moi, je n’ai rien branlé.

J'ai aimé comment vos yeux, de temps en temps Suivaient le chemin, un doigt sur le Michelin,  vos yeux démasquant une sortie Montauban, vos yeux près des miens, flous, il y a un temps pour tout…