J’ai failli ne pas écrire, ne rien écrire, ce matin, aujourd’hui, dans mon blog, malgré son nom. Parce que je n’ai qu’une chose en tête et je m’étais promis de ne plus en parler, déjà, j’ai énormément freiné mes pulsions de colère mais là, non, je crois que si on ne me retient pas, je vais me lâcher. Personne ne me retient ? Bon, tant pis pour vous, vous l’aurez voulu.

Je suis partagé entre la rage et le désespoir (ô rage, ô désespoir !) depuis hier, quand j’ai appris que notre nouveau maire, à Bordeaux, avait demandé à tout le monde de faire ville morte : aux commerçants de fermer et aux habitants de rester chez eux car on attendait des centaines de casseurs (casseurs de quoi ? De couilles, entre autres !...)

Alors, contre mauvaise fortune, bon cœur, je me suis dit que j’irai en ville le matin pour éviter les problèmes à partir de midi, comme souvent (lieux bloqués par les forces de l’ordre, trams interrompus, etc…) mais ce matin, à la différence des autres samedis, il n’y avait plus de transports en commun dès 10h30 et nombre de boutiques étaient déjà closes, n’avaient même pas ouvert.

À la place des vitrines, des grands morceaux de contreplaqué comme pour mieux se claquemurer afin d’éviter les bris de glace et les pillages. J’espère seulement que ces planches seront assez solides pour ne pas céder à une pression trop forte de la part de ces cons absolus. Et ça m’a attristé. Les commerçants se plaignent de tous ces samedis inutiles pour leur business mais pas que…

C’est aussi la sensation que ce monde part en vrille puisqu’on a l’impression que ces manifestations, pourtant désormais interdites ici, à Bordeaux, continuent et vont continuer. Jusqu’où ? Jusqu’à ce que la ville soit à feu et à sang ? Jusqu’à ce qu’il y ait des morts ? J’aimerais mieux que ça ne soit pas chez les policiers, les gendarmes, les CRS, les militaires et autres corps de métier pour nous protéger.

Chez les autres, chez les manifestants ? Je n’ai rien à dire. S’il y a des dégâts, comment dire ? Non, je préfère me taire. Pas d’appel à la violence de ma part, ce serait aussi crétin qu’eux. Tout ce que j’ai envie d’ajouter, là, à l’instant présent, c’est que soutenir le mouvement des gilets jaunes et des casseurs réunis, c’est valider la violence, ni plus, ni moins. C’est cautionner tous les dégâts.

Ce n’est pas un secret que dès le début de l’annonce de ce mouvement, j’ai été contre et la suite m’a donné raison, c’est la preuve que c’est du grand n’importe quoi. Et tant pis si je me fâche avec des proches, des amis, des membres de ma famille mais je ne peux pas cautionner le mouvement social le plus con de l’histoire de l’humanité. Mais que voulez-vous, je ne suis pas Don Quichotte !