Stéphane, jusqu’au bout, tu auras lutté pour tenir le coup et tenir bon mais jamais pour un bon coup, quel dommage pour toi ! Aujourd’hui, tu nous quittes, tu nous as quittés et nous allons désormais apprendre à vivre sans toi mais au fond de nous, tu seras toujours un peu là même si, vers la fin, tu étais plutôt las tout en n’étant pas toujours vraiment là alors que là, tu ne seras plus là mais tu es où, pas là, mais tu es où, pas là, tu es où ?

Ce matin, nous sommes réunis ensemble pour lui rendre hommage, pour honorer la mémoire de celui qui vient de nous quitter. Pour celui qui vient de quitter le monde des ténèbres pour celui de la lumière. Celle-ci sera-t-elle blanche ou de la couleur des soleils ? Tu nous le diras peut-être, toi, si un jour nous avons l’occasion de nous retrouver dans un autre monde. Ailleurs. Nulle part. Et nous sommes heureux pour toi de cette délivrance.

Nous sommes heureux pour toi mais notre cœur est d’abord triste car tu vas nous manquer. Nous étions tant habitués à toi. Tu faisais partie de notre quotidien et sans toi, la vie ici, ne sera jamais tout à fait la même.  Et malheureusement, c’est une fois que les gens nous quittent qu’on découvre combien ils nous étaient chers et combien ils nous importaient voire, combien on les aimait. Nous pouvons te le dire, aujourd’hui, nous t’aimions.

Je pense que tu aurais été gêné qu’on te dise qu’on t’aime, si tu avais été encore là, devant nous et on sait que sous tes airs de mec à l’aise, ça t’aurait embarrassé qu’on te couvre de compliments parce que tu pensais, peut-être à juste titre, qu’on n’était jamais si bien servi que par soi-même. Eh bien, pour une fois, accepte qu’on te le dise en face : tu comptais beaucoup pour nous et nous t’aimions, oui, nous t’aimions.

Nous sommes heureux de partager ce dernier moment avec toi et nous sommes fiers de t’avoir connu. Tu nous as apporté beaucoup plus que ce que tu peux imaginer malgré toute la fausse modestie dont tu savais faire preuve. Alors, Stéphane, aujourd’hui, nous te souhaitons de vraiment reposer en paix et d’atteindre enfin la sérénité à laquelle tu pouvais si justement prétendre. N’en déplaise à ces agiles et jeunes et cas soc’ réunis.