Il est en avec les choses comme avec les êtres humains voire les animaux. Pourquoi en aime-t-on certaines et d’autres pas ? Et pourquoi certaines particulièrement plus que les autres ? Ce postulat vaut pour les fruits, les légumes et, ce dont je vais parler aujourd’hui, des fleurs. En ce jour de printemps, ça m’a semblé normal de les mettre en valeur.

Celles que j’aime ? Ma préférence va aux tulipes depuis que je suis tout petit, j’ai déjà raconté ce souvenir d’une seule fleur, dans la lumière d’une fin d’hiver, chez nous, majestueuse, tellement éclose qu’elle s’est fanée très vite, ensuite et ça m’est resté comme une madeleine de Proust. Et chaque année, j’en plante à l’automne pour les voir sortir de terre et fleurir à partir du mois de mars, signe du retour des beaux jours (a priori).

Ensuite, j’aime beaucoup les renoncules et les bégonias retombants. J’aime la touffe parfois volumineuse de ces derniers et j’aime les variétés de couleurs et la forme des premières. En revanche, des renoncules, je n’ai jamais pu en planter, ni en graines, ni en bulbes, ni en godets. Je n’ai toujours pas compris à quelle époque ça devait vraiment se faire. Mais je sais qu’un jour, j’en aurai sur ma terrasse, ça ne peut pas être autrement.

Sinon, les fleurs que j’aime, ce sont celles qui ne viennent pas de chez les fleuristes, qui sont sauvages, qui poussent où elles veulent, dans les bois, les sous-bois ou les champs ou encore sur les bas-côtés des chemins et des routes. En cela, j’ai une tendresse spéciale pour les coquelicots et je suis ravi de voir et savoir qu’ils sont revenus après une période où ils avaient tendance à avoir un peu disparu. Et j’espère qu’ils vont rester malgré l’état de la planète.

Et il reste des fleurs que j’aime bien, plein, plein, plein mais je ne peux pas toutes les citer car elles sont trop nombreuses, d’une part et parce qu’elles ne sont pas mes préférées, d’autre part. Et, pardon si je reviens sur elles, mais les renoncules, vraiment… En plus, ça rime avec tentacules et tu recules… Comme quoi, les fleurs, c’est bien de la poésie à l’état pur.