Tout ne peut pas s’expliquer, dans la vie. Et encore moins quand il s’agit de sentiments. On aime ou on n’aime pas. On ressent des choses positives ou ce qu’on essaie de ne pas retenir, ce n’est que du négatif. On parle de réaction épidermique surtout quand on n’est dans l’antipathie : lui, je ne l’aime pas, dès que je le vois, je ne peux pas, je n’ai pas envie d’aller vers lui, j’ai juste envie qu’on s’ignore, qu’on échange rien pas même une poignée de mains. C’est ainsi et bien costauds sont ceux qui tenteront de faire revenir sur cette mauvaise impression première. C’est une espèce de loi de la nature humaine. Ce qui prouve bien que contrairement à ce que la religion catholique prône, tout n’est pas qu’amour, loin de là.

Et parfois, ça vous tombe dessus comme une évidence. C’est exactement la même chose, le même choc heureux que quand on tombe amoureux, que quand on a un coup de foudre sauf que là, on ne parle pas d’une relation amoureuse qui mène au sexe, la plupart du temps, non, on parle, je parle d’amitié. Ce sentiment tout aussi fort et toujours unique quand on découvre quelqu’un et que tout est implacablement logique (comme si les sentiments pouvaient entrer dans une quelconque logique !...) : parce que c’est toi et parce que c’est moi. Nous étions faits pour nous rencontrer, manifestement. Et, j’en ai eu la confirmation hier midi, chez ma cousine alors que nous étions douze à table. Et nous étions côte à côte.

J’en ai été ravi. Deux ou trois jours avant, j’ai appris qu’elle serait là et en venant, dans la voiture, avec le patron et le président, je leur en ai touché un mot : ça me ferait plaisir d’être à côté d’elle à table. Les autres, je m’en moque un peu. Mon vœu a été exaucé et c’était parfait comme ça. Nous avons pu parler un peu, nous avons ri et nous avons partagé un peu plus qu’un simple déjeuner entre amis et cousins-cousines. J’ai juste découvert que je faisais une faute en écrivant son prénom, depuis le 25 novembre (je me souviens de la date comme si c’était hier) alors, je vais faire amende honorable, avec un H, et me corriger immédiatement. Parce que cette amitié naissante compte déjà beaucoup pour moi. Et elle ne souffrira d’aucune erreur.