Oui, si ça se trouve, peut-être n’y aura-t-il rien, aujourd’hui. J’ai décidé de bouder et de rester fermé. Fermé au monde qui m’entoure et aux autres. Et à ceux qui l’habitent. Parce que je suis un peu las. J’aurais pu être là-bas mais comme je suis seulement las, forcément… Parce que je viens d’apprendre que je vais sans doute devoir faire une semaine de plus et non pas partir le 23 mars, comme prévu mais le 30. Ça veut donc dire que la dernière semaine, que j’avais posée en congés payés, il faut que je la fasse sauter. Même si on va me la compter dans mon dernier bulletin de salaire, il n’empêche que pour quelqu’un qui n’est pas parti depuis septembre, ça commence à tirer.

À propos de tirer, Chouchou, t’es où ? Encore une fois, je ne t’ai pas surveillé et tu parti au diable vauvert ou à Auvers-sur-Oise puisqu’on a parlé de la tombe de Vincent Van Gogh, l’autre jour, ensemble. Bon, si tu m’entends, sache que j’ai besoin que tu reviennes le plus vite possible car je pense que c’est toi qui va assurer la dernière ou les deux dernières semaines de ma carrière professionnelle chez ce mareyeur qui m’embauche depuis 14 ans, désormais. Parce que je ne m’en sens vraiment pas le courage. Parce que je n’en puis vraiment plus de me lever à 2h du matin. Oui, bon, j’exagère, le réveil sonne à 2h10 mais à ce niveau-là, je ne vois pas trop la différence.

Ça m’embête de ne plus y aller, au boulot, pour ce temps (objectivement court) qui me reste à faire, non pas pour le boulot que pour les collègues, du moins, certains, une grosse poignée sans qui je pense que je serais déjà parti me faire voir ailleurs depuis belle lurette. Donc, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, avec ce temps gris et humide, avec ce que je viens d’apprendre, avec mon coup de fatigue quotidien, je n’ai guère d’inspiration pour écrire quoi que ce soit et je pense donc que je vais me faire porter pâle. Si Chouchou revient, c’est lui qui écrire le billet qui ira peut-être bien. Ou pas. Moi, quelque part, là, à l’instant T, je m’en… je m’en fous un peu, à vrai dire. C’est tout.