Il y a une espèce de série noire, en ce moment, un peu comme une hécatombe. Principalement à mon travail et aussi un peu chez moi. Au boulot, ça a commencé par mon patron, mon nouveau directeur depuis le mois de septembre, celui avec qui j’ai « négocié » mon départ en forme de rupture conventionnelle. Il est parti en vacances pendant un peu plus de trois semaines pendant les fêtes de fin de l’année dernière (alors que c’est interdit, normalement, dans la boîte, ouh les cornes au patron qui ne montre pas le bon exemple !) et il est revenu des îles lointaines avec des douleurs au ventre et au côlon. Et il a fini par se faire opérer d’une péritonite, il y a deux semaines et il a fait une infection et une hémorragie par-dessus et là, il va être absent pour environ deux mois.

Martine à la plage, non, Martine au travail, celle qui est censée me remplacer est arrêtée depuis le début de la semaine car samedi dernier, elle a absolument voulu tirer le très lourd portail de l’enceinte de là où nous bossons et vu son petit gabarit, je lui ai dit que non, elle pouvait le laisser ouvert, elle n’aurait pas la force que moi j’ai quand même, malgré le fait que je sois baraqué comme un flan et ni une, ni deux, elle est tombée par terre (ce n’était pas la faute à Voltaire) sur le cul (était-ce la faute à Landru ?) et sur les mains (c’est la faute à Madelin !) et finalement, elle est arrêtée jusqu’au 21 avril, date qui va au-delà de sa période d’essai. Bref, dans huit jours, je quitte l’entreprise sans avoir eu le temps de la former. Juste de la déformer au niveau du poignet qui est fracturé.

Et moi, chez moi, j’ai un problème avec mon vieux PC qui est en train de devenir un peu dépendant à force de travailler comme un bagnard, qui est en train d’oublier des choses, qui est en train de planter quand il n’en peut plus et il en faut peu pour qu’il n’en puisse plus. Alors, j’en ai acheté un plus jeune, totalement neuf et une fois déballé, je n’en ai plus voulu car il n’avait pas le lecteur CD intégré comme annoncé dans le descriptif. Et là, je suis revenu vers mon vieux Toshiba et j’ai bien vu qu’il avait eu de la peine que je le laisse tomber pour un plus jeune. J’ai bien vu qu’il avait l’écran humide comme s’il avait pleuré ou comme s’il allait le faire. Je lui ai expliqué que je ne laisserai pas tomber, il restera mon chouchou, en PC de secours. Mais bon, il reste fragile, lui aussi. Je dois le ménager dans l’immédiat.