J’ai eu peur que ce dimanche ne soit pas terrible en termes de météo mais non, il n’en est rien car même s’il ne faisait pas très chaud, ce matin, à 8h30, quand je suis parti faire mes courses alimentaires pour le début de cette semaine, cet après-midi, ça s’est bien amélioré, le soleil est revenu, comme bientôt le temps du muguet et celui des hirondelles, un peu avant.

Ma nuit fut aussi courte que si nous avions été en été (amusante, cette répétition !) mais non, nous sommes toujours en hiver et là, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, sous un soleil exactement tiède à cause du petit vent, je me dis que si je peux, juste après, j’irai me mettre sur la terrasse, en me couvrant pour bouquiner un peu et si je m’endors, tant pis ou tant mieux. 

Ma nuit fut courte car ma journée d’hier a duré 23 heures discontinues. Comme j’ai reçu deux de mes futurs ex-collègues à dîner et que ce dernier s’est un peu prolongé tard dans la nuit et que ce matin, je me suis levé presque tôt, à un peu plus de 7 heures, forcément, je suis en manque de sommeil et en demande de soleil. Alors, comme il me tend ses rayons pour que j’aille à lui…

Sous un soleil, presque exactement mais pas n’importe où. Ça me fait penser à Anna Karina. Je vais avoir cette chanson dans la tête et je vais faire avec. Tant pis si elle en devient obsédante, il y a pire. J’ai passé une excellente soirée et je viens de passer un excellent moment au cinéma devant une Juliette Binoche extraordinaire, dans « Celle que vous croyez. » Elle m’a pas mal troublé.

Elle m’a dérouté car je l’ai trouvée multiple jusqu’au point de ressembler à Victoria Abril, dans certains plans. Sous une étoile presque exactement. Je suis rentré de la séance avec une sensation d’avoir vécu un grand moment et ça continue pendant que la voix d’Arthur H. se fait entendre sur FIP. Décidément, c’est fromage et dessert, aujourd’hui. Soleil et plaisirs. Ça rend heureux.