Bon, ce que je n’aime pas dans la routine, c’est la routine, justement. Donc, je n’aime pas la routine du tout. Et aujourd’hui ne va pas déroger à cette règle basique de mon mode de fonctionnement. Diable ! Que voilà une entrée en matière digne de ce nom ! Que voilà une intromission comme il y a longtemps que je n’en ai pas fait une.

La routine, c’est de savoir qu’on va encore se farcir un centre-ville bloqué à cause des manifestants, ces agiles et jeunes et cas soc’ réunis qui pensent, les imbéciles, qu’on n’a pas entendu leur message, depuis plus de trois mois. Et moi, cette routine-là, elle me sort par les yeux (c’est toujours mieux que si elle entrait par un œil comme certains tirs de flash-balls mais n’est pas Jérôme Rodriguez qui veut !...) parce que ça ne rime à rien sauf avec… Non, j’aime mieux ne pas aller au fond de ma pensée et montrer que je suis capable d’une assez bonne maîtrise de soi. De moi. De nous, soi et moi.

Alors, je vais en créer une autre, de routine, pour l’ajouter à la première : je vais braver les différents barrages d’agiles et jeunes et cas soc’ réunis et de forces de l’ordre (les forces du désordre contre les forces de l’ordre ?) et aller au cinéma comme ces deux, peut-être trois derniers samedis, à la séance de juste l’après-déjeuner qui est dans le four, en ce qui me concerne. C’est le reste de ce que nous avons mangé lundi et là, comme il s’est passé cinq jours pleins, depuis lundi dernier, on ne peut pas parler de routine pour ce qui est de mes menus. Deux fois dans la semaine, ça va non ?

Et ensuite, je vais vivre un samedi moins ordinaire car il y a longtemps que je n’ai pas reçu du monde à la maison pour un dîner entre amis. En même temps, des dîners chez moi avec des gens que je n’aime pas, ça ne m’est pour ainsi dire jamais arrivé. Et comme j’ai pas mal préparé hier après-midi, je vais pouvoir tomber dans une énième autre routine : celle de la sieste mais pas forcément comme ceux qui somnolent ou dorment à peine le repas terminé, non moi, ça ne sera pas avant 15h dans le meilleur des cas. À chacun ses petites habitudes, hein ? Nous sommes d’accord.

Et en fin de journée, je me laverai les cheveux et je me ferai le plus habillé possible pour recevoir mes deux futurs ex-collègues (parmi mes préférés) et nous tenterons de passer une soirée la plus agréable possible. Qu’on apporte les champagnes ! Et quelques amuse-gueules afin qu’on ne risque pas un coup d’hypoglycémie. Après, ça se fera tout seul.