Mon Dieu que ça fait du bien ! Même si ça n’a aucun rapport avec le billet d’hier, au sujet d’un éventuel prince charmant. Oui, parce que vraiment, ça fait un bien fou. Qu’est-ce qui fait un bien fou ? Juste un bon orgasme de derrière les fagots. Ni plus, ni moins.

Qu’est-ce qui me prend de parler d’orgasme aujourd’hui ? Parce que ce matin, au boulot, alors que c’était particulièrement pénible, je m’en suis payé un comme au bon vieux temps de Sonepar, à Massy Palaiseau, à la fin des années 90. Oui, parce que je suis comme ça moi, quand je suis plus stressé que la moyenne et d’habitude réunies, j’ai besoin de jouir. Mais attention, de ne jouir qu’oralement, que verbalement (et je n’ai pas dit buccalement, hein ! Juste oralement…)

Il y a des jours où rien ne semble vouloir aller et c’est même pire que ça, rien ne va. Ça a commencé dès mon arrivée, à 2h30 de la nuit. J’étais mal réveillé et j’ai découvert un nombre important d’anomalies de réceptions fournisseurs : ces colis cassés, des colis manquants, des livraisons entières manquantes… Et ça n’a pas cessé de tout le reste de la matinée : beaucoup d’écarts de stocks, d’erreurs de saisie, d’erreurs de facturation… J’en ai eu assez, à un moment.

Et quand j’en ai assez, je n’ai pas cinquante solutions : soit je gueule après le ou la première venu(e), soit je dis des bêtises plus grosses que moi, soit j’ai un orgasme libérateur. À l’époque, chez Sonepar, je partageais ça avec Martine H-V, qui n’avait pas besoin de moi pour être allumée et très chaude et un jour, comme aujourd’hui, pour montrer mon découragement, j’ai poussé un gémissement un peu fort, elle m’a regardé et en a fait autant et, complices, nous avons continué de plus en plus fort jusqu’à ce qu’on rigole tellement qu’on n’a pas pu faire autrement qu’arrêter.

Aaainnn !... Haaan !... Heueueueiiiin !... Haaan ! Haaan ! Aaaiiiinnn ! Je fais vachement bien l’orgasme verbal, vous ne trouvez pas ? Moi, je trouve que oui. Oh oui ! Oui ! Oui ! Non, dès qu’on dit oui, ça devient vite vulgaire alors que sinon, non.

Il y a fort longtemps que je n’avais pas fait ça mais ce matin, oui. Ça m’est venu spontanément. Est-ce parce que ma remplaçante, que je suis en train de former s’appelle Martine, elle aussi ? Une résurgence de ce passé que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ? Quoiqu’il en soit, j’ai gémi un peu fort à plusieurs reprises. Tout seul dans mon coin. C’est normal que la nouvelle Martine n’ait pas participé, on ne se connaît que depuis quatre jours.

Bref, ce matin, j’ai eu un petit orgasme verbal et comme ce n’est pas la taille qui compte, ça m’a fait du bien. D’autant plus que juste avant, j’avais mangé une grosse crêpe faite par Virginie. Ça m’en avait bouché un bon coin. Et après tout ça, seulement après tout ça, j’ai commencé à me sentir mieux.