Vamos a la playa, oh, oh oh oh oh… Eh bien non, Martine, tu n’iras pas à la plage aujourd’hui et tu n’es pas prête d’y aller. Tu viens de commencer ton nouveau travail aujourd’hui et avant d’avoir des congés à prendre, il va te falloir être patiente.

Martine, ma remplaçante est arrivée ce matin, à cinq heures pétantes, chose promise, chose due. Je l’ai trouvée plus sympa qu’une copine de quelqu’un qui m’est cher même si elle est également mieux qu’elle mais en plus, ce n’était qu’une fausse impression vu qu’après plusieurs heures, elle me faisait penser à la sœur de ma cousine, qui s’avère être une autre cousine, mais en moins jolie qu’elle, en moins jolie que ma cousine qui, à presque le même âge est nettement mieux conservée.

Sha la la, sha la la la la, j’entends les oiseaux qui chantent, à la ferme du bonheur… Eh bien non, Martine, tu n’iras pas à la ferme, pas maintenant, en tout cas, tu es là pour apprendre mon travail pour aller chercher du lait ou du fromage.

Je l’ai trouvée sympa et petite mais attention, comme on avait bien précisé qu’on ne parlait pas du physique, ni en mal, ni en mal, je n’irai pas plus loin que ça dans mes constatations car je voudrais bien m’en tenir à ce qu’on a décidé. On ne parlera pas non plus de son âge même si elle pourrait être ma mère ou peu s’en faut. Et oui, mon patron a choisi une femme qui n’est pas toute jeune pour remplacer un mec qui ne l’est pas non plus. C’est un concept.

La mer, qu’on voit danser, le long des golfes clairs… Eh bien non, Martine, tu n’iras pas à la mer, du moins, pas pour l’instant mais tu peux très bien imaginer que tu es à son bord quand tu vois tous les coques, les bigorneaux et autres moules que nous avons sur la plate-forme.

Après, moi, je m’en fous. Ce qui compte, c’est qu’elle apprenne vite et rapidement, même parce que moi, je vous le rappelle, c’est le 23 mars que je dirai au revoir à tous mes futurs ex-collègues. Alors, qu’elle soit jeune ou vieille, belle ou ordinaire, mince ou petite, ce que je veux, moi, c’est partir la tête haute. Et l’esprit libre. Et je vais tout faire pour et je pense qu’elle en veut, mamy Martine, nous sommes sur la même longueur d’ondes, on dirait.

À la pêche aux moules, moules, moules, je ne veux plus y aller maman… Eh bien non, Martine, mais si tu veux du poisson, va sur la plate-forme, il y en a plein dans les bacs de criée. Bon d’accord, ils sont morts mais bon, on ne peut pas tout avoir, hein ?