Il y a des jours comme ça où on manque réellement de motivation. J’ai tellement donné depuis mon réveil, ce matin que là, en rentrant chez moi, à 14h30, je n’en puis plus. J’ai un coup de barre que même un Mars n’aiderait pas à faire partir (en plus, je n’aime pas le chocolat !) et je n’ai qu’une envie : celle de me mettre sur un transat sur la terrasse et me la couler douce au soleil. Sauf que pour l’instant et jusqu’en mars, environ, il n’y a pas encore de soleil sur ma terrasse, il n’en manque pas beaucoup pour qu’il nous éclaire directement mais ce n’est pas encore ça. Alors, je vais peut-être remplacer le transat par le canapé et la terrasse par le salon, qui n’est pas de jardin mais ce n’est pas grave, un bon canapé en cuir, c’est bien aussi et peut-être même plus confortable qu’un fauteuil relax. Enfin, je crois.

Nous avons passé la matinée à monter des meubles avec Greg, à réceptionne les appareils ménagers de chez Darty, à passer le balai par terre, à chercher une poignée de tiroir de table de chevet et à manger au restaurant, chez l’ancien Franchouillard, racheté par Rachid, de l’ancien Gem. C’était sympa mais je suis épuisé et quand je pense que cette nuit, je remets ça jusqu’au prochain week-end… Et en plus, demain matin, à cinq heures, il y a Martine qui arrive pour que je commence à la former. Je suis à la fois content qu’elle arrive et un peu contrarié car pour les cinq dernières semaines, ça va me mettre une pression que je n’ai pas vu venir. Comme quoi, plus j’avance en âge, plus je suis comme les autres, je suis moins à l’affût de tout. Oui, c’est ça, je suis moins affûté. Mais bon, tant pis, hein ?

Et là, sur le canapé qui m’attend, j’ai plusieurs possibilités et il ne faut pas que je me trompe : soit je m’endors, soit je bouquine, soit je m’endors soit je regarde un truc enregistré à la télévision, soit je m’endors ou éventuellement, mais en dernier recours, je peux aussi envisager de m’endormir. Dans tous les cas, si je m’endormais, peu ou prou, ça ne serait pas du temps perdu. Ce serait juste un peu dommage parce qu’il fait tellement beau que ne pas en profiter serait presque un crime. Non, j’exagère un peu, ce serait un délit. Bref, je n’ai rien à dire et ça doit se sentir dans ce que je viens d’écrire depuis dix minutes. Ce n’est pas grave, il y a des jours avec et il y a des jours sans. Aujourd’hui est un jour avec : un jour avec un manque de motivation. Ce qui n’a rien à voir avec un jour sans motivation. Nuance !