Donc, avant-hier soir, je suis allé voir, écouter Laura Laune, la petite nana belge qui fait de l’humour un peu trash avec beaucoup de gros mots qui sortent de la bouche appartenant à son visage angélique. Je la connaissais vaguement pour l’avoir vue à la télé, deux ou trois fois, elle m’avait fait beaucoup rire et j’avais alors choisi de prendre deux places, achetées en décembre 2017 pour une représentation le 14 février 2019 !!!

Et comme pour la fois précédente, le 24 janvier dernier, pour Haroun, dans le même théâtre, le Femina, en plein centre de Bordeaux, nous avons dû patienter dans une longue file, dans la rue (heureusement qu’il ne tombait pas des cordes !) car tout le monde était fouillé au corps avant d’entrer dans la salle. Était-ce dû au fait que les deux humoristes en question se permettent de dire des choses qui ne sont pas politiquement correctes, en particulier sur les islamistes et les catholiques, les pédophiles et les juifs, les gilets jaunes et j’en passe ?

En tout cas, quand nous allons au Grand Théâtre ou à l’Auditorium pour des opéras, des récitals, des ballets ou des concerts classiques, on nous demande juste de montrer notre sac ouvert si on en a un et d’ouvrir les manteaux ou similaires pour montrer qu’on ne cache rien d’interdit dessous. Au Pin Galant, à Mérignac, on ne nous demande rien. La seule fois où nous avons vraiment été fouillés un peu plus que de raison, c’était pour Étienne Daho, il y a quelques années,  je n’ai jamais vraiment compris pourquoi. Sauf que le service d’ordre veillait bien à ce que personne n’enregistre ou ne prenne des photos ou des films pendant le spectacle dont j’ai tout oublié, par ailleurs.

Là, jeudi, j’ai retrouvé les mêmes « gorilles » qu’il y a deux  semaines, au Femina. Et je me suis dit que tout compte fait, c’est presque agréable, de me faire palper par des mains anonymes mais sont-elles seulement bienveillantes ? Ce n’est pas désagréable mais si je dis ça, c’est parce que je suis un mec et je ne sais pas si c’est bien normal qu’il n’y ait pas de femme à l’entrée, pour fouilles les spectatrices, en ces temps de Me Too et de la Ligue du Lol. Mais moi, vous savez, je dis juste ça comme ça, histoire de dire quelque chose parce que bon…

Bref, vivement le prochain spectacle au Femina pour que je reçoive quelques nouvelles palpations. Ça fait un peu cher pour se faire juste palper, d’autant que ce n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale mais on prend ce qui vient, hein ? Et le monsieur en fauteuil roulant, devant nous, lui, il a échappé à ça. Il a de la chance, si je puis dire, car lui, on ne le soupçonne de rien. Comme si des handicapés terroristes ça ne pouvait pas exister.