Comme le patron pourra mettre l’appartement du huitième en location à partir du 1er mars et comme il est en train de le meubler pour atteindre une clientèle un peu différente, j’ai du pain sur la planche. Il y a plein de choses en kit à monter : canapé, console, tables de chevet, chaises, fauteuils, j’en passe probablement car je n’ai pas la liste en tête et moi, j’aime bien ça, monter des meubles en kit. J’ai pris goût à cette activité avec ceux de chez Ikea qui sont globalement toujours très simples. Et comme j’aime bien ça, ça se sait autour de moi et quand on me demande, je réponds toujours présent, c’est ce qui vient de se passer, là. Et dans moins d’un quart d’heure (juste quand j’aurai publié ce billet bien frais car il est du jour), je partirai en ville avec mon équipement de base : cutter, divers tournevis, savon, papier essuie-tout, bouquin pour lire dans le tram et je vais aller passer deux ou trois heures là-bas, dans l’immeuble dont j’étais résidant, jusqu’à il y a trois ans, déjà.

Et lundi prochain, le matin, pas de cours de gym avec le coach car Greg, un collègue à moi, vient nous aider pour faire du bricolage un peu plus sérieux comme faire des trous dans les murs avec sa grosse perceuse (tu la sens ma grosse perceuse, Stéphane ?) afin d’y fixer des miroirs un peu lourds et pour ça, je sais que je ne suis pas l’homme de la situation, je ne suis pas à la hauteur alors que Greg, si. Quand il s’agit de suspendre des miroirs, pas besoin de réfléchir longtemps (sauf pour eux vu qu’ils le font en permanence) mais là, trouer une cloison fine pour y insérer des petites chevilles qui s’ouvriront comme des fleurs, normalement, non, je préfère regarder comment on fait et donner mon avis : « si j’avais été à ta place, je n’aurais pas fait comme ça », par exemple. Oui, parce que je peux être comme ça, moi. Pas souvent mais quand j’ai envie de taquiner, oui. Et là, lundi, je sais que j’aurai envie de jouer avec Greg. Pourquoi ? Parce que c’est lui et parce que c’est moi.

Sinon, ce que je sais faire en bricolage : monter sur un escabeau, visser et dévisser, couper du fil de fer avec une pince spéciale, bâcher la table du salon de jardin à l’automne et la débâcher au printemps, me laver les mains après, ouvrir des cartons contenant des choses en kit, faire pipi pendant la séance de bricolage, discuter avec ceux qui sont éventuellement avec moi, consulter les notices de montage et pourtant, de temps en temps, faire les choses à l’envers, pester quand je me suis trompé de vis, faire des photos avant, pendant et après, boire un coup à la fin et me dire souvent : vivement que ça soit terminé, justement. Donc, je pense qu’on peut m’attribuer un diplôme de bricoleur amateur confirmé en devenir. Et je m’en vais de ce pas apporter la preuve de tout ça au patron. Sauf que pendant deux heures, je serai seul dans l’appartement du huitième. Oui, c’est ça, son adresse : appartement du huitième à Bordeaux. C’est facile à trouver.