Non, je ne vais pas parler des agiles et jeunes ni des cas soc’ réunis car je me rends bien compte que ça ne sert à rien, autant parler à un sourd ou demander à un aveugle de voir la vérité en face (pardon les sourds et les aveugles !) et malheureusement comme ils sont autant butés que moi, chacun ne campant que sur ses positions, on va clore le débat. D’autant que, autour de moi, on me conseille de mettre la pédale douce car j’ai vite fait de me faire emmerder. La preuve ? Un anonyme qui m’envoie un lien Youtube sur un de mes billets (Gilles et John n°1 du 16 janvier dernier, un lien qui doit me montrer ce qui doit être un film de propagande mais je n’ai pas cliqué pour aller le voir car ça ne m’intéresse pas. Je n’oblige personne à venir lire ce que je publie dans mon blog, je ne suis donc obligé en rien de mon côté.

Cette mise au point effectuée, j’ai quand même envie d’abord deux choses, aujourd’hui. La première concerne les mariages. Non pas que ça soit un sujet qui me préoccupe beaucoup mais j’y ai pensé tout à l’heure alors que j’étais place Pey Berland, là où est la mairie de Bordeaux, en train de se barricader par des cordons de CRS et autres forces de l’ordre. C’est le douzième samedi de manifestations et de saccages réunis, comment font ceux qui voulaient se marier depuis novembre ou depuis décembre car ce dispositif est systématiquement mis en place depuis un mois, environ. Ils annulent tout ? La mairie, l’église, les invités, le traiteur et tout et tout ? Je sais bien qu’il y a plus grave mais si ça continue jusqu’au printemps voire jusqu’à l’été, quand ce sera de nouveau la pleine saison des épousailles, comment feront-ils ? Ils iront se marier ailleurs ?

Et je voulais aussi évoquer autre chose qui m’a encore plus frappé, ce matin, que le dispositif d’enfermement de la place de la mairie, j’en ai vu plus que d’habitude. La ville en était pleine. Et pas toutes en forme, non, bien au contraire, j’en ai vu plein qui étaient plus que raplapla et quelque part, je dis bien quelque part, ça m’a fait un peu de peine. Parce que là franchement, c’en était désolant. C’est vrai ça, quand on voit le nombre de crottes de chien dans les rues et le pourcentage important de celles qui sont piétinées, écrasées par les humains, on est en droit de se dire qu’on pourrait faire une pétition pour qu’on les laisse entières. Ou lancer une cagnotte pour leur créer des petits abris anti-chaussures. Non vraiment, j’ai eu beaucoup de peine pour toutes ces merdes aplaties comme déprimées. On a les désespoirs et les compassions qu’on peut, hein ?