Messieurs Gilles et John bonsoir, nous avons souhaité vous recevoir afin de pouvoir parler calmement et sereinement dans le but de trouver une solution à ce problème des gilets jaunes et des casseurs réunis. Bonsoir Gilles. Bonsoir John. Et bonsoir les camarades qui nous soutiennent.

Première question, vous demandez la démission d’Emmanuel Macron, si nous avons bien compris ? Non, nous ne demandons pas du tout la démission de Macron, hein, Gilles ? Nous pensons juste qu’il n’a pas été élu démocratiquement car il n’a pas été élu pour lui mais contre Le Pen. Et il n’a eu qu’un quart des voix au premier tour. Oui, mais vous, Gilles et John, puisque vous allez vous présenter aux européennes, imaginez que si vous êtes élus, l’un ou l’autre ou l’un et l’autre, vous ne le serez peut-être pas dans une proportion plus importante qu’Emmanuel Macron ?

Ah non, nous, ce n’est pas pareil, nous serons élus par le peuple. Mais Emmanuel Macron aussi, c’est bien le peuple qui l’a élu, non ? Non, c’est l’élite qui l’a élu, les riches, les nantis. Mais non, 65% des français ont voté pour lui au deuxième tour de la présidentielle. Oui, parce que les gens ont voté contre Marine Le Pen mais pas pour Emmanuel Macron. Mais c’est tout le temps comme ça, en France, il y a toujours une partie des français qui vote contre quelqu’un et pas pour lui. Oui mais non. De toute façon, on ne réclame pas sa démission, on veut juste qu’il s’en aille, ce n’est pas plus compliqué que ça. 

Bon, deuxième question, que pensez-vous du grand débat national ? On est pour mais on n’a pas confiance car on sait que ça ne mènera à rien, hein, John ? Pourquoi pensez-vous et pourquoi dites-vous que ça ne mènera à rien ? Parce qu’on le sait et pourtant, on sait qu’il y a des propositions extraordinaires qui ont été faites lors des premiers débats. Comme lesquelles, par exemple ? Je ne les ai pas en tête mais il y a des choses extraordinaires qui ont été proposées. Oui, on a proposé des propositions et ça, c’est important. Je suis d’accord avec lui.

Bon, messieurs, nous vous remercions, les choses sont beaucoup plus claires pour nous, enfin, quand je dis qu’elles sont plus claires, elles sont claires de votre point de vue mais pas forcément du point de vue de la majorité des français et ça, c’est bien dommage. Ah bon pourquoi, hein Gilles ? Oui, John.