Aucune trace de rien, ce matin, dans la petite rue du patron. Les émeutiers s’étaient regroupés de l’autre côté de la cathédrale, hier. Et donc, pour une fois, la première depuis des semaines, aucun pavé n’a été retiré dans sa rue. Et il n’a pas eu peur que les gilets jaunes et casseurs réunis forcent son portail, soit involontairement dans un mouvement de panique, soit volontairement histoire de pénétrer chez les autres, comme ça s’est fait à Paris ou ailleurs. Avec Claude, ils ont vécu un samedi, avec comme seule nuisance sonore, pour une fois, celle de l’hélicoptère qui est resté des heures au-dessus de leur tête. Ils ne se sont pas plaints, c’est juste un constat factuel.

Ça n’a pas empêché le stress de monter car jusqu’à ce qu’on annonce que la manifestation était dispersée, il ne savait pas à quoi s’attendre, à quoi s’en tenir. Il a poussé un ouf de soulagement tout en sachant que ce n’était qu’un ouf provisoire vu qu’on annonce déjà l’acte 10 de cette mobilisation des gilets jaunes et casseurs réunis. Et ce n’est pas parce qu’il y aurait eu moins de violences, cette fois-ci que ça ne va pas recommencer la semaine prochaine ou dans quinze jours. Le problème, quand on écoute les plus radicalisés, c’est qu’ils ne veulent même pas discuter. Ni écouter ce qu’on a à leur proposer. C’est peut-être ça, la démocratie, vu de leur petit bout de lorgnette.

Quant à monsieur Dupont-Gnangnan, ce matin, sur Europe 1, comment dire les choses poliment ? Quant à Dupont-Gnangnan, je crois que j’ai encore été sidéré du nombre de conneries qu’il est capable de dire à la minute d’interview .Je pensais qu’on avait déjà touché le fond, avec lui mais non, il a encore de la réserve. À un tel niveau, c’est pitoyable et pathétique. Et qu’il sache, contrairement à ce qu’il crie sur tous les toits : il y a au moins un français intéressé par la grande consultation nationale : moi. Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là. Alors que lui… Et pendant qu’on a promené les chiens, ce matin, il a bruiné, bruiné, bruiné. Alors que juste avant, non et juste après, non plus.