Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet entre mon reniement de baptême et mon tempérament plus hargneux, plus ronchon, depuis quelques temps mais on est en droit de se poser la question. Je suis en droit de me poser la question car je préfère me la poser à moi-même plutôt qu’on me la pose. Je n’ai pas besoin d’intermédiaire. C’est comme pour m’adresser à un Dieu, s’il en existe un, je n’ai pas besoin qu’on me serve de « go between » bon, en même temps (coucou, monsieur M.) je me suis si peu adressé à Dieu, dans ma vie que c’est à croire que j’ai su vivre sans lui. Prouvez-moi le contraire, tiens !

Je ne suis pas dans un état d’esprit existentiel à deux jours de la fin du monde…non, de la fin de l’année (et de la fin du mois, par conséquence, l’un n’allant pas sans l’autre), non je suis juste dans la constatation : j’ai renié ma foi au même moment où les gilets jaunes ont commencé à nous casser les pieds (vous voyez que je ne suis pas si hargneux que ça, j’y ai mis les formes, là, comme quoi, hein ?!...) et donc, qui des deux événements m’a rendu plus ronchon ? Celui qui m’a libéré d’un joug ou celui qui entravé toutes mes libertés ? Je n’ai pas la réponse à cette interrogation. Et je ne la cherche pas. Non, loin de moi cette idée.

Je me prends comme je suis et quand je dis que « je me prends », évidemment, c’est une image. Ce n’est qu’une image, une vue de l’esprit car je ne suis plus assez souple pour ça. Pourtant, quand il s’agit de faire le dos rond (mais pas des courbettes, attention !), je suis encore capable de bien m’en sortir. Question de survie et surtout, question de fierté. Voire d’orgueil. Voilà, donc, en gros, je n’avais rien de spécial à dire, aujourd’hui et donc, je me suis un peu penché sur moi et comme j’ai fait très attention, je ne suis pas tombé dans un des pièges que j’ai parsemé pour me protéger. Je m’en sors bien, hein ? Allez, maintenant, la sieste !