Happy birthday for me, happy birthday for me, happy birthday for me, Stéphane, happy birthday for me !...

Je suis sincèrement désolé pour mes nombreuses lectrices, dont Mymy en tête, qui se sont trouvées honteuses de ne pas connaître la date de mon anniversaire mais, mes pauvres chéries, c’est trop tard. Ça fait plus de quinze jours que la date est passée et même si des vœux retardataires valent toujours mieux que pas de vœux du tout, après l’heure, ce n’est plus l’heure. Non pas que cela m’ait contrarié mais juste que maintenant, ça n’est plus d’actualité et on ne va pas passer son temps à ressasser le passé en se disant que c’était mieux avant et tout et tout et tout.

En même temps, je dis ça comme ça mais je ne dis rien car je ne veux pas être désagréable, en même temps, on en a parlé dans certains medias. Au moins dans ceux qui ne faisaient pas la part trop belle aux gilets jaunes. Bien sûr, l’an dernier, on en avait nettement plus parlé même si la mort du vieux rocker avait eu tendance à éclipser légèrement mon propre anniversaire… Non, pas sa mort mais ses funérailles et cet étrange, mais néanmoins stupide et certainement mégalomane hommage qui lui fut alors rendu par, entre autres, de nombreux futurs gilets jaunes, justement.

Bon, je ne suis pas rancunier et tout va bien dans le meilleur des mondes. Je suis un peu habitué à ce qu’on ne me fête pas spécialement mon anniversaire autrement que mes tout proches et autrement que lors des années en dizaines. J’ai probablement moins de cadeaux que les autres, qui sont nés en août, par exemple mais c’est la vie, que voulez-vous que la bonne y fasse (elle est vieille, celle-là, la blague, pas la bonne) et ma foi, si j’en ai encore une, on verra bien quand je serai mort. Peut-être alors me souhaitera-t-on des joyeux anniversaires à titre posthume. Ce sera mieux que rien, non ?

En plus, ce n’est pas compliqué de connaître la date de mon anniversaire, elle est indiquée sur tous mes papiers officiels…