Le dialogue reproduit ci-dessous a été entendu chez monsieur et madame Vierge, éleveurs de bétail à Bethléem et à Nazareth (ânes, bœufs, chameaux, dromadaires et moutons en tous genres – ouvert 24/24 et 7/7 – possibilité de livrer à domicile) : « Joseph, mon mari, nous n’allons jamais y arriver s’il faut que je m’occupe du petit toute la journée, je ne peux pas faire de miracle, vous le savez aussi bien que moi. » « Marie, ma chère femme, je pense que nous devrions chercher une place en crèche. »

Le dialogue reproduit ci-dessous a été entendu chez monsieur et madame Vierge, lors d’un dîner en famille, quelques années après : « Joseph, mon mari, nous devrions féliciter notre fils Jésus car il a eu la meilleur note de toute sa classe en calcul mental. » « C’est vrai, ça, Jésus ? Et attention, ne me mens point, tu sais que ça n’est pas beau de mentir ! » « Oui, Père Joseph, Mère Marie a raison, j’ai eu la meilleure note en calcul mental. Surtout en multiplication. » « C’est bien mon fils, tiens, passe-moi le pain ! »

Le dialogue reproduit ci-dessous a été entendu un autre soir, lors d’un autre dîner, quelques mois après : « Joseph, mon mari, notre fils est très bon en calcul mais en langue vivante, c’est très moyen, surtout à l’écrit. » « Jésus, tu ne sais donc toujours pas écrire ? Tu sais, tu vois que nous bossons très dur avec ta mère, la bonne Marie, pour notre élevage de chameaux et de dromadaires et toi, si un jour tu veux travailler avec nous, comment valideras-tu les contrats que tu auras faits ? En signant d’une croix ? »

Le dialogue reproduit ci-dessous a été entendu une semaine avant l’anniversaire de Jésus, pour ses 11 ans, au pied d’un sapin non décoré : « Joseph, mon mari, notre fils aimerait avoir une planche à voile ou une planche de surf pour Noël mais est-ce bien raisonnable ? Ça me fait peur, comme sport. » « Marie, ma chère femme, je suis d’accord avec vous. Jésus ! Tu es encore trop jeune pour pratiquer un tel sport. » « Je m’en fous, chers parents, j’irai faire de la planche sur l’eau quand même mais sans planche ! »

Le dernier dialogue reproduit ci-dessous a été entendu en l’an 33 de notre ère, dans le foyer de monsieur et madame Vierge, sans nouvelles de leur fils parti parcourir le monde avec son sac à dos depuis des années. « Joseph, mon mari, nous n’avons toujours pas de nouvelles de notre fils et j’espère que tout va bien pour lui ! » « Marie, ma chère femme, ne vous en faites pas, il a fait beaucoup de bêtises mais nous pouvons lui faire confiance. Il doit toujours être en vie. Et on peut considérer ça comme un miracle. »