Un peu comme les boules et les guirlandes de Noël sur un sapin du même nom. Voilà, c’est ça : de toutes les couleurs. Hier, on a encore eu droit à une manifestation qui a débordé comme une casserole de lait sur le feu quand on ne la surveille pas. Une poignée de merdeux qui ont cherché à foutre le bordel avec, en plus des casseurs patentés, un certain nombre de jeunes dont beaucoup de filles qui ne laissent pas leur part aux autres : la rue du patron encore dépavée et quelques heures de tension avec bombes assourdissantes (encore ?), des bombes lacrymogènes (encore ?) et que sais-je encore ? Y en a marre, le jaune commence à me sortir par les yeux, maintenant.

À côté, on est envahi de gros bonhommes (pas tous gros, je vous l’accorde) habillé en rouge avec une (fausse) barbe blanche. Il y en a partout, avec des intentions pacifiques, a priori, pour lui mais bon, trop c’est trop. Je sais, je me répète mais trop, c’est trop et quand c’est trop, c’est Tropico, disait-on en se marrant, dans les années 80, quand j’ai connu Mymy. Aujourd’hui, ça ne ferait plus rire autant mais passons. Et bon, plus que deux jours à nous raconter ces salades de Noël avec son père du même nom (encore ?) D’ailleurs, au sujet de ce dernier, c’est quand même insensé : on apprend aux enfants à ne pas mentir mais leurs parents leur mentent à son sujet pendant des années.

Enfin, depuis deux jours, moi, je suis gilet bleu. Sans manche mais gilet bleu malgré tout. Vous ne savez pas ce que ça signifie, c’est évident. C’est n’est pas possible que mon lectorat sache à quoi ça correspond. D’autant que je ne suis pas le seul, à mon travail nous sommes 100% à être gilets bleus. Oui, bon d’accord, c’est acheté par la direction pour qu’on ait tous le même gilet avec le logo du groupe dont nous dépendons, dessus. Nous sommes un mouvement pacifiste même si tout le monde se plaint. Cette semaine, j’ai travaillé six nuits consécutives, comme la moitié de mes collègues puisque l’autre moitié est de jour. Et je suis crevé. C’est ça ce que ça veut dire être gilet bleu, être crevé.