I wish you a fucking Christmas, I wish you a fucking Christmas, I wish you a fucking Christmas !...

Bonjour monsieur le commissaire… Pardon, monsieur le brigadier-chef. Excusez-moi de vous déranger mais je voudrais porter plainte. Pour harcèlement. Pardon ? Il vaut mieux que je dépose une main courante ? Ça ne dépend pas du niveau de harcèlement ? Non, non, je disais ça comme ça, c’est vous qui savez. Oui alors voilà, ça fait plusieurs jours maintenant que je suis harcelé par un ou une fondamentaliste radicalisé(e) de Noël. On cherche à me convertir à cette fête que je fuis tous les ans. Oui, parce que chaque année, à partir du 23 décembre, je pense, donc je fuis. Et donc, pour en venir au sujet dont je voudrais vous parler, en allant le plus droit au but possible, je reçois tous les jours des messages avec des animations autour de cette fête des chrétiens et de la consommation réunis.

Oui, des messages avec des bonnets rouges à pompon qui dansent tout seul sur la tête de certain ou certaine extrémiste. Ou encore, un renne en peluche qui bouge tout seul, un peu n’importe comment, sans aucune cohérence et trois espèces de lutins articulés qui, sous des abords un peu plus neutres, appartiennent bel et bien à la secte des adorateurs de Noël, il y a des signes qui ne trompent pas. Vous savez, c’est très éprouvant. Déjà que ça fait un mois qu’on subit les décorations lumineuses dans les rues et les attaques des casseurs sans oublier les émissions de télévision dans lesquelles on a déjà sorti les guirlandes et les gros paquets cadeaux factices pour faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Moi, cette ambiance, ça me fout les boules. Si encore ça me les décorait, je ferais avec mais là, même pas.

J’ai peut-être une idée, oui, de la personne qui est à l’origine de ce harcèlement moral et même physique car ça m’a provoqué une poussée de boutons de toutes les couleurs sur les bras et les jambes. Des boutons qui clignotent et qui ne s’arrêtent que quand j’étais la lumière chez moi. Je vous dis cherche à faire du vaudou sur moi en tentant de me convertir à quelque chose que je refuse de toute mon âme. Que puis-je faire, monsieur le brigadier-chef ? Vous allez enquêter et vous me tiendrez au courant ? Merci. Merci brigadier-chef. Je peux vous demander votre nom au cas où j’ai besoin de vous contacter ? Oui, merci. Noël ? Vous vous appelez Noël ? C’est votre prénom ? Ah non, heureusement mais quand même. Brigadier-chef Pierre Noël. Quand je vous dis qu’on m’en veut, vous devez me croire.

I wish you a fucking Christmas, I wish you a fucking Christmas, I wish you a fucking Christmas !...