Je suis rentré chez moi et j’ai repensé à la séance d’hier, chez le psychiatre-hypnotiseur afin de tenter de me réconcilier avec Noël et son cortège de festivités qui me laissent froid. Je ne vois pas pourquoi il s’obstine à vouloir me redonner le goût pour cette fête puisque c’est acquis que je peux très bien vivre sans même si je la subis à mon corps et à mon esprit défendants et puisque, heureusement, tout le monde n’est pas fait dans le même moule. Je revendique ma différence. Je revendique le fait que je ne veux pas entrer dans cette spirale et les 24 et 25 décembre, pour moi, ce sont deux jours comme les autres, sauf le 25 qui est un des trois rares jours vraiment fériés pour moi. Avec les premiers janvier et mai.

D’ailleurs, cette semaine, à cause du Noël des autres, je vais devoir travailler six jours d’affilée. C’est-à-dire, que je vais reprendre dans la nuit et lundi à mardi et ensuite, je ne serai de nouveau en week-end que dimanche midi prochain. Je ne sais même pas si je vais pouvoir assurer ma présence auprès du patron pour la promenade dominicale des chiens. Avec un peu de chance, je pourrai terminer assez tôt pour être en ville vers 11h mais les chiens sont plutôt habitués à 10h. Une heure de retard, pour quelqu’un comme moi, névrosé de la ponctualité, c’est difficile à gérer même en sachant que ce n’est pas de mon fait mais bel et bien de la faute de Noël. Bon, de toute façon, c’est mon dernier Noël en tant que salarié, alors…

Alors, je vais tenir mes engagements et faire ce qu’on me demande et ce qu’on attend de moi. Sauf de me réjouir de cette fête de la consommation. Là, on n’est vraiment pas obligé d’adhérer, rassurez-moi, le temps d’une éventuelle dictature est suffisamment proche de nous pour qu’on puisse encore faire ou ne pas faire ce qu’on veut. Mais je ne veux pas priver ceux qui aiment Noël de leur plaisir. Ce n’est pas parce que je n’aime pas ça que je peux me permettre d’en dégoûter les autres. Chacun fait c’qu’il lui plaît, plaît, plaît… Mais qu’on ne me demande pas de participer, je préfère vivre ces deux jours-là comme deux jours ordinaires. Voilà ce que je lui dirai à l’hypnopsy, lors de la prochaine séance.