Essayer d’écrire quelque chose entre 1h10 et 11h ou alors, entre 11h40 et 13h. Je sens que ça va être chaud, pour le billet du jour car déjà, dans le premier créneau qui commence dans quelques petites minutes (pourquoi ne commence-t-il pas dans quelques grosses minutes ?), je sais que je vais avoir du mal à trouver une idée de départ. Et je sais aussi que même si j’avais quelques grosses minutes devant moi, j’aurais beau me retourner, hormis voir le parking de l’entreprise et la pluie qui tombe en faisant des claquettes dans les flaques qui se nichent dans des ornières jamais réparées, ça ne me va pas beaucoup m’inspirer.

Au pire, si je ne sais pas sur quoi je vais me laisser aller, je peux toujours tenter de parler des ronds-points bloqués et des violences à venir samedi prochain mais je trouve que c’est un peu (beaucoup, passionnément) lassant, à la longue. Ou alors, parler de la fièvre de Noël qui commence à habiter les petits et les grands sauf moi. Mais je vais encore passer le ronchon de service. Je peux aussi publier un poème. Soit de moi, soit d’un auteur autre que moi. Mais non, je crois que dans tout ça, il n’y a rien qui m’enthousiasme suffisamment. Qu’on me laisse réfléchir quelques secondes. Si je me concentre ça peut venir.

Sinon, il me reste éventuellement une solution : celle de parler pour ne rien dire. Écrire pour ne rien dire. Parce que ça, sans me vanter, je crois que je sais très bien le faire. Je suis même intime de l’excellence, à ce sujet. Quand il s’agit de laisser mon esprit vagabonder et mes doigts clavarder, je ne suis pas le dernier, bien au contraire. Moi ? Ça ne me dérange pas. Les autres ? Qui m’aime me suive et puis basta ! En tout cas, à moins qu’ils ne l’aient enlevé, s’il y en avait, je n’ai pas de gilets jaunes dans mon lectorat, donc, je peux tout me permettre et tout va bien. Sinon, il aurait peut-être fallu que j’explique beaucoup de choses.