Je viens de somnoler un peu pour ne pas dire que je viens de dormir un bout. Après le déjeuner de ce dimanche, après une soirée où je me suis couché tard, pour une fois, j’avais envie de me relaxer et au lieu de ça, je me suis fait avoir par un endormissement inattendu ou presque. Comme si j’avais été assoupi par un hypnotiseur et sa baguette magique. Un enchanteur qui m’aurait rendu un peu de ce calme que j’ai dû perdre il y a bien longtemps. Ce calme perdu et cette sérénité tout aussi  abandonnée en cours de toute. Et parfois, j’ai comme l’impression de leur tomber dans les bras, comme s’ils étaient revenus à moi.

Et je suis sorti de cette léthargie qui m’a habité pendant un moment, après le déjeuner de ce dimanche et j’ai eu un moment d’égarement. Quel jour était-on, Valentine ? Ah oui, c’est vrai, nous étions en plein week-end, entre samedi et lundi. J’avais donc un peu de temps devant moi surtout que je n’avais pas du tout prévu de sortir, cet après-midi de rien à faire. Non, pas de cinéma, pas de promenade sous la pluie, pas de claquettes sur les trottoirs, pas de singing in the rain et encore moins de déambulation sans forcément de petit bonheur la chance. Ma foi, c’est comme ça, la la la la la, je ne veux pas t’abandonner…

Mais chassez le naturel et il revient, le salaud, je me suis vite remis en position horizontale afin d’être sûr d’avoir fait le bon choix. Je ne saurai peut-être jamais le fin mot de l’histoire car, je me suis de nouveau endormi. Je ne saurai jamais si j’ai pris la bonne décision mais une chose est sûre, je crois, je venais d’inventer le concept de la pause entre deux pauses, la re-pause. Un peu comme une espèce de RTT que je pourrais appeler RTS : réduction du temps de sieste. Mais, suis-je bête, quel sot je m’y laisse ! Pourquoi réduction de temps de sieste puisque celui-ci a été doublé ? Ça signifie une chose : je perds un peu mes moyens, quand je dors trop, la journée.