Aujourd’hui, je me tâte. J’ai envie de me faire un ciné mais je ne sais pas si j’en ai vraiment le courage. Parce que quand il pleut, comme depuis midi, en sortant de la salle de gym, je me dis que je serais aussi bien de rester chez moi, tranquillement et profiter de ces dernières heures d’un week-end bien mérité, comme toujours, à mon goût mais bien trop court, comme d’habitude, encore une fois de mon point vue. Alors, comme ça m’est déjà arrivé, je suis là à me tâter et il va falloir que je tranche (ça dépend ce que je tâte, parce qu’on ne va pas prendre de risque non plus, hein ?) : y aller ou pas ? En être ou pas ? Tirer au flanc ou se faire un ciné ?

Quand je dis à qui m’écoute que je pense que je vais me faire un ciné, dans ma tête, j’entends toujours comme si j’allais terminer ma phrase : ré ! Je pense me faire incinérer alors que ça n’a rien à voir. Me faire un ciné, c’est allez voir Tout feu, tout flamme, s’il ressort ou Paris brûle-t-il, s’il ressort aussi. Alors que me faire incinérer, oui, mais pas tout de suite, si je peux attendre d’être un peu mort, ça serait mieux pour tout le monde : ceux qui seront présents pour l’occasion et ma petite personne. Mais je ne vois pas de différence fondamentale avec un ciné : ça peut-être tout feu, tout flamme aussi. Ou alors, je devrais aller revoir Le grand bain, pour être sûr.

Oui, parce que je pense qu’il vaut mieux être mouillé que rôti. Même si je n’aime pas du tout être humide pendant une séance de ciné : s’il a beaucoup plu pendant le trajet pour y aller et que mon jeans est un peu humide, je déteste ça. Ça fait partie des raisons qui me font hésiter, aujourd’hui. Je n’ai pas envie de me retrouver les cuisses humides pendant une heure et demi. Ou alors, je vais voir un film porno mais je n’ai pas le programme de ce qui est donné en ce moment. Pompiers en chaleur, ça joue encore ? Parce que si c’est tout feu, tout flamme, ça peut toujours servir. Surtout si j’ai choisi d’aller me faire un ciné. Ou me faire incinérer. J’hésite encore.