Cet après-midi, c’est ma rentrée culturelle. Un opéra, le premier de la saison. Non, pardon, plutôt une opérette. Non, je me suis encore trompé, d’un opéra-bouffe puisqu’il s’agit de la Périchole de Jacques Offenbach. Un opéra-bouffe mais j’ai prévenu le patron, avec qui je vais m’y rendre que j’aurai déjeuné avant car ça commence à 15h et ça dure au moins 2 heures et moi, je ne pourrai pas attendre tout ce temps pour manger. D’ailleurs, hier, je suis passé le voir dans l’après-midi, le patron et en partant, je lui ai crié : on s’appelle et on se fait un opéra-bouffe !

Si ça avait été quelqu’un d’autre, de plus… de plus… de plus, comment dire ? De plus, vous voyez, quoi, j’aurais pu lui crier : on s’appelle et on s’opéra-bouffe le cul mais là, non, ça n’entrait pas dans les convenances que nous nous sommes fixées. Du moins, pas en public. Et justement, cet après-midi, la Périchole, c’est en public. J’imagine que comme pour toute représentation d’un spectacle d’Offenbach, ça va être salle comble. Qu’il va faire très chaud, que nous serons en fin de digestion et que donc, ça risque de porter un peu à la somnolence mais non, c’est enlevé, la musique d’Offenbach, ça devrait tenir tout le monde bien éveillé et en super forme.

De ce fait, avec ce spectacle en milieu de journée, les courses dans trois quarts d’heure, la promenade des chiens vers 10h, je me demande quand je vais avoir un peu de temps pour moi, aujourd’hui. Je me rappelle que je ne suis pas encore tout à fait en forme et que j’ai besoin de repos. Pas de courir comme un athlète olympique. Ni paralympique. Alors juste une chose, si vous le voulez bien, tout à l’heure, en rentrant des chiens, je m’allongerai un moment sur le canapé. Juste après le déjeuner aussi. Et au retour de l’opéra, itou. Trou la la. Ouh la la, oui, plutôt.