Waow, deux grandes chansons françaises dans le titre de ce billet, il y a vraiment des fois où je suis capable de m’étonner moi-même. Parce que, comme bien souvent, ne sachant pas à l’avance de quoi j’allais parler, j’ai d’abord commencé par écrire une accroche pour faire un titre qui puisse m’inspirer suffisamment. Et parce qu’il était 19h45, hier, quand ça m’a pris alors que plusieurs dizaines de moules étaient en train de mariner dans une cocotte et que je me disais que finalement, je n’étais pas certain d’avoir grand faim mais j’avais fait un tel quatre-heures, aussi…

Hier, j’aurais pu faire comme tous ces jours derniers, écrire le billet du lendemain dès la veille. Mais alors qu’il était un peu plus près de 19h55, j’ai failli abandonner mon navire qui était en train de prendre l’eau de toutes parts. En effet, le président s’est mis à lire un des gratuits que je lui avais rapportés et il a fait comme faisait mon grand-père, Papou, quand il vivait en grande partie chez nous et qu’il nous lisait plein d’extraits de son quotidien. Surtout les infos concernant les gens qu’il avait pu connaître et qui venaient de mourir, ces imbéciles.

Eh bien hier soir, encore, j’ai voulu faire comme la nouvelle habitude depuis quelques temps, prendre une légère avance pour ne pas me retrouver devant une page blanche le jour même à  l’instant J mais j’ai été coupé dans mon élan par des choses qui m’intéressaient, de temps en temps, sur France 5, dans C à vous et puis quand d’autres qui ne me touchaient pas arrivaient, je me dépêchais de revenir devant mon clavier. Une espèce de jeu du chat et de la souris ? Tout en jonglant avec ce que me lisait le président, ce dont je me foutais, je peux bien le dire, il ne lit pas mon blog.

Hier encore, j’ai tenté de gagner un jour sur le temps qui passe pour ne pas être tout le temps en train de courir. Je suis un véritable paradoxe à moi tout seul. Envie de tranquillité et de zénitude mais en même temps, je suis du genre hyperactif, les neurones toujours au garde-à-vous et les sens en éveil. Serai-je seulement capable, un jour, de me poser vraiment et de regarder la vie avec un peu de recul ? J’en doute. Mais je peux toujours essayer. Sauf que pour moi, prendre de l’avance c’est toujours mieux que d’être en retard. Je ne peux pas publier le lendemain un billet de la veille, enfin !

Alors, avec tout ça, quand il s’est avéré être 20h35, nous avions terminé le dîner, les moules sont devenues nettement plus minoritaires puisqu’il n’en restait plus une seule dans aucun coquille et nous avons repris le pouvoir sur elles. Comme un putsch. Il ne restait plus que le président et moi. Lui, il s’est mis à arroser les plantes de la terrasse sous un ciel de plus en plus nocturne et moi, à la lueur de la lampe près de mon ordinateur portable, je me suis remis à l’écriture de ce billet, avec quelques heures d’avance. Et l’esprit un peu plus libre. Et le sens du devoir accompli. Hier encore, c’était bien.