C’est mon dernier jour de vacances, si on peut parler de vacances quand on reste chez soi comme cette semaine. Oui, d’accord, j’ai fait des grasses matinées jusqu’à 6h ou 6h30 chaque matin et j’ai donc dû récupérer de tous mes sommeils en retard mais est-ce que je suis vraiment reposé et prêt à retourner pousser mon wagonnet au fond de la mine ? Ça, on va dire que c’est une autre histoire. Et aujourd’hui, il va bien falloir que je me prépare mentalement (et physiquement ?) à cette reprise, la nuit prochaine. J’ai déjà mis mon réveil à 3h15, un peu la mort dans l’âme mais en me disant que c’est malgré tout moins tôt qu’avant ces quinze jours de congés. 

Je vais aussi reprendre mes vieilles habitudes : cuisiner pour plusieurs repas. Peut-être ce matin, pour commencer et je terminerai dans l’après-midi. Parce que, avec cette reprise, je vais être moins vaillant et j’aurai un peu moins de temps que pendant ces jours de feignasserie. Tout est une question d’organisation et d’optimisation. Avec un peu de chance, j’aurai même peut-être le loisir de lézarder dans la journée. Soit en fermant les yeux, soit en lisant, soit en me mettant passivement devant la télévision. Avec le système de replay, il y a toujours quelque chose à voir pour s’endormir convenablement devant. Je sais, il m’en faut peu pour être heureux.

Non, il m’en faut peu pour être un peu heureux juste quelques instants car globalement, je préfère ne pas répondre à cette question qu’il vaut mieux ne pas me poser. Suis-je heureux ? Joker. Est-ce que je prends le 50/50 ou est-ce que je fais appel à un ami ? Hmmm, je me tâte. Je préfère le switch et passer à une autre question. Moins intime et moins pleine d’implications et de conséquences pas toujours positives. Alors, comme aujourd’hui, c’est ma dernière avant la prochaine ou la suivante, je me dis que le mieux, ce serait le moins de panique possible. Et le moins d’angoisse possible puisqu’on ne parle déjà plus d’anxiété pour moi, à ce niveau-là.