J’ai hésité avant de venir au cinéma car je me sentais un peu fatigué de cette réception d’hier midi qui a duré jusqu’à plus de 22 heures mais en même temps, j’avais des choses à livrer chez le patron en prévision de son retour de Biscarrosse, tout à l’heure. Alors, j’y suis allé. J’ai choisi un film que je n’avais pas spécialement envie de voir car de toute façon, je n’avais pas plus que ça envie d’en voir un. J’y suis venu pour m’obliger à m’asseoir et passer deux heures sans bouger. Et je vais juste en profiter pour écrire mon billet, celui du jour car celui de demain, je le ferai demain, comme sa fonction l’indique.

En ce moment, ce sont les bandes annonces et surtout, les publicités. C’est assez incroyable de voir que ça peut durer vingt minutes. Vingt minutes d’images en rafales, pour hypnotiser le cerveau des spectateurs, sans doute. Et toujours pour les mêmes produits : parfums, voitures, confiseries, glaces et fast-foods. Jamais pour la sortie du dernier livre d’un prix Nobel de littérature, pour ne citer que cet exemple. Même si on va voir un film non commercial. Là, c’est pour une banque. Je viens juste d’entendre la fin du slogan : « … la banque qui vous la met profond sans que vous ne vous en rendiez compte (en banque !) »

Tout est dit dans cette phrase. À laquelle personne, dans les quelques trente spectateurs qui sont autour de moi, semble n’avoir prêté attention. De toute façon, je m’en fous, les publicités et le film pour lequel j’ai pris un ticket ne m’intéressent pas. Je n’attends qu’une chose, la fin de la séance pour pouvoir rentrer chez moi et me remettre à courir partout. Comme un chien fou. Tout en me disant que c’est trop stressant, comme vie et en n’aspirant plus qu’à une seule chose : vivement ce soir que je me couche. Oui, parce que je suis un Stéphane-couche-toi-là. J’adore me coucher. J’aime la position horizontale. En sept lettres.