Oui, non, je voulais dire « si », bien sûr que si, je vais tenter de faire du bénévolat. Parce que certaines activités m’intéressent et c’est alors l’occasion pour moi de voir si elles me plaisent vraiment. M'engager auprès d’une association ou pour une cause, ce n’est pas comme de se marier avec quelqu’un, très rapidement, si je vois que ce n’est pas ça, je pourrai toujours dire que non, merci, sans façon. 

Trouver un refuge. L’association Le Refuge, marrainé par Muriel Robin, propose un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical, psychologique et juridique aux jeunes majeurs victimes d’homophobie ou de transphobie. Je ne prétends pas pouvoir aider en accueillant les jeunes en détresse mais je maîtrise tout ce qui est administratif (paperasse et bureautique), donc, je pourrai toujours proposer mon aide, quelques heures par semaine ou ponctuellement, en cas de besoin.

Visiter pour réinsérer. Visiteur de prison. Quand j’étais jeune adulte, en train de chercher ma voie, avant de monter à Paris, j’ai été tenté pour intégrer l’administration pénitentiaire afin d’y faire du social. On m’a alors dit que je n’aurai jamais les épaules assez solides pour tenir le coup. J’ai donc mis mon chapeau par-dessus et j’ai fait autre chose mais là, je me dis que c’est le bon moment. L’humain m’intéresse, alors, si je peux aider une ou deux personnes à préparer leur sortie…

Lire, lire, lire. Une autre activité pourrait me permettre de retrouver une vocation de jeunesse, vite tombée aux oubliettes pour des raisons que je ne vais pas développer ici. Aller dans les écoles primaires ou dans les collèges et faire des lectures, présenter des livres et donner envie de lire aux enfants. Voilà quelque chose qui pourrait m’exalter. Surtout si, au passage, je peux faire un peu le clown, au milieu d’eux. Encore une idée enthousiasmante à creuser.

J’ai des envies, j’ai des projets que j’aimerais voir aboutir et tenter des expériences nouvelles, sans but lucratif comme quand on travaille pour un salaire. Juste comme ça, pour voir. Pour savoir. Pour découvrir. Pour comprendre. Pour apprendre. Pour partager. Pour me rassurer, aussi. Ça me permettra, j’espère, d’oublier ma fin de carrière qui est loin d’être glorieuse. Et au milieu de tout ça, coulera la rivière, celle de la promenade quotidienne des chiens, le matin.