Non, ce mot n’existe pas mais je m’en fous un peu car là, ce qui compte, c’est que je me sens fourbu, flapi, esquinté et tout un tas d’autres synonymes pour exprimer une fatigue physique intense. Encore une fois, j’aurais dû envoyer Chouchou à ma place, pour le cours avec le coach car encore une fois, il a dû me prendre pour lui et m’a fait subir un cours qui était largement trop fort pour moi. La preuve, j’ai commencé d’avoir mal partout dès la fin de la deuxième série du premier exercice. Et là, j’ai eu la nouvelle confirmation de ce qu’est Jérémy : un sadique qui ne doit pas aimer les vieux qui ont plus que deux fois son âge. Il a 25 ans et j’en ai 59. Donc, il doit se venger. Il doit aimer faire souffrir ses aînés. Sous ses airs de garçon propre sur lui, limite gendre idéal, si ce n’étaient tous les muscles qu’il a en trop, il doit être sadique. C’est ça, il est féroce.

Et pour ce qui me concerne, je ne vois pas d’autre explication que celle-ci : je suis masochiste. Je suis quelqu’un qu’on peut corrompre facilement. Je ne vois pas comment ça pourrait être autrement : je dois y prendre un plaisir que je ne soupçonne même pas. Tout doit se passer au niveau de l’inconscient, de l’acte manqué et, pendant que j’y suis, des lapsus mais pas « linguae », non, corporels, ce qui est pire car ceux-là, ils font vraiment mal. C’est vrai ça, je dois aimer qu’il me malmène car à peine ai-je terminé une série, après un petit temps de récupération, quand il me demande : Prêt, Stéphane ? Moi, comme un con, je réponds oui. Je pourrais lui dire non, me rebeller et lui faire faire tout ce qu’il me fait faire mais non, je suis là, comme un toutou obéissant, c’est tout juste si je ne remue pas la queue et je fais ce qu’il me dit.

Donc, comme il est féroce et que je suis corrompu par lui, par mon coach (je peux l’écrire, je ne crains rien, il ne lit pas mon blog, il ne sait même pas que j’en tiens un), je suis donc un férocorrompu. Ce mot, que je viens d’inventer, n’est même pas joli mais on s’en fout car c’est pour décrire quelque chose qui n’est pas spécialement agréable. Et là, en écrivant ce billet, j’ai du mal avec certaines lettres (je dois revenir sur beaucoup de mots pour les corriger), il m’a tellement chauffé les muscles des bras qu’ils sont plus écartés, mes bras, que d’habitude. Et je ne peux même pas aller vers les lettres du milieu de mon clavier. Mes doigts ne répondent plus du premier coup pour tout ce qui est : T, Y, U, F, G, H, J, V, B, N et je vous jure que ce n’est pas drôle. Tant pis, de toute façon, pour aujourd’hui, c’est foutu de chez foutu. Je vais aller me reposer, là.