Impossible d'aller sur Word, cet après-midi. C'est probablement dû à cette brusque hausse de la température extérieure concomitante avec celle de mon propre organisme en train de s'énerver devant une telle inertie de la part d'un simple traitement de texte. Pour un peu, je le prendrais pour un syndicaliste revendicatif mais qu'il vienne se plaindre de ses conditions de travail et il sera bien reçu, tiens, celui-ci. Non mais sans blague, on n'est plus maître chez soi, avec cette mentalité de ceux qui se disent utilitaires ! Ça, c'est exactement comme le petit congélateur que j'ai acheté en arrivant ici, il y a un peu plus de deux ans, désormais. quand nous avons emménagé, il s'est vite avéré que le simple petit freezer du réfrigérateur intégré ne suffirait pas à quelqu'un comme moi qui a besoin d'avoir des choses au congélateur afin de pouvoir les utiliser facilement en cuisine. 

Je pense aux herbes aromatiques, aux aulx, aux échalotes, aux oignons, tout ce qui dépanne bien quand on n'a pas envie de se salir les doigts, quand on n'a pas envie d'avoir les qui pleurent bêtement sans avoir de chagrin car à quoi cela sert-il de pleurer quand on n'a pas de peine ou quand on ne vit pas une très grande joie ? Pleurer juste pour un oignon, ce n'est pas très adulte, je trouve... Alors voilà, comme en plus je passe pas mal de temps en cuisine (pourtant, ce n’est pas ma pièce préférée, non, comme ils disent dans Un dîner presque parfait, loin de là), j’ai également besoin de surgeler des plats que j’ai préparés moi-même afin d’en avoir pour une autre fois, surtout si j’en ai fait trop, un peu comme une poire pour la soif. Ou comme une glace pour quand il fait vraiment trop chaud comme aujourd’hui. Même si c’est encore l’eau qui désaltère le plus.

Bref, j’ai acheté un petit congélateur à planquer sous le plan de travail et il n’est pas équipé d’un dégivrage automatique (moi non plus, remarquez !...) et là, cette année encore, il a tellement bossé pendant la saison qu’il est plein de givre qui m’empêche d’en ouvrir les deux premiers tiroirs. Alors, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de le débrancher après l’avoir progressivement vidé. Et c’est ce que je vais faire tout à l’heure. Tiens, Word a finalement accepté de s’ouvrir à moi. Je m’en fous, le billet du jour qui s’intitule « 3,3kg par an », je n’ai plus envie de l’écrire. Ce sera pour une autre fois. Ou jamais. Je n’aime pas qu’on me résiste. Ni qu’on vienne contrecarrer mes inspirations. Peut-être que je suis de mauvaise humeur, cet après-midi. Peut-être pas. ça, c’est mon problème même si ça peut rejaillir sur tous les autres, proches ou lointains.