Il y a des questions auxquelles on ne trouve, je ne trouve aucune réponse. Mais je ne sais pas si c’est parce qu’elles n’en ont pas ou si c’est parce qu’elles sont sans fondement. Fondamentalement sans fondement. Et sans fondement, il n’y a pas grand-chose qui puisse être construit. Pas même la plus basique de toutes les interrogations.

Et il n’y a pas que Spinoza, Kant ou Jean-Jacques Rousseau qui sont capables de se demander ceci ou cela et faire en sorte que ça devienne des sujets pour le bac philo. Sophie, pas Dendron, bien sûr. Non, il y a aussi des grands penseurs et des grandes penseuses. Par exemple, tiens, si on prend Sylvie Vartan, elle aussi, elle sait s’interroger :

« Mais dis où vont-ils donc, les hommes quand ils s’en vont, le saura-t-on jamais quand ils nous abandonnent ? Ils sont bien quelque part, sur le quai d’une gare, dans un café anglais, un hôtel espagnol ?... » Et là, comme sujet de dissertation, on pourrait proposer : Dans le délaissement d’une fin d’amour, est-ce nécessaire de voyager ? 

Oui, je vous l’accorde, c’est un peu n’importe quoi. Mais quand on n’a pas l’inspiration du siècle, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que je peux peu. Ça ne m’empêchera pas de continuer ma démonstration magistrale avec toute la conviction dont je peux faire preuve.

Une autre question essentielle, c’est celle de Line Renaud : « Combien pour ce chien, dans la vitrine, ouah ouah, ce joli petit chien jaune et blanc ? Combien pour ce chien dans la vitrine, ouah ouah, qui penche la tête en frétillant ? » Et là, moi, j’enfonce le clou (mais pas dans le chien) : le prix dépend-il de la couleur ? A-t-on plus de valeur selon la couleur de sa peau ?

Je ne peux pas vous laisser sans un troisième exemple vu que pour moi, chez moi, tout se doit d’aller par chiffre ou nombre impair, sinon, quelque chose me dérange intrinsèquement et ne me permettra pas de continuer à vivre sereinement. Et là, je vais rendre hommage à la grande disparue, Dalida, qui n’était pas la dernière à réfléchir, sous ses paillettes.

« Que sont devenues les fleurs, du temps qui passe, que sont devenues les fleurs, du temps passé… Apprendrons-nous jamais, apprendrons-nous jamais ? » Dans la première partie de la question, on peut penser à un début d’Alzheimer mais la suite nous fait plus penser à une remarque pertinente sur notre propre existence. En effet…

En effet (j’ai changé de paragraphe), « Apprendrons-nous jamais, apprendrons-nous jamais ? »Ça,  c’est une véritable question que chacun est en droit, non, en devoir de se poser. Les fleurs fanées, ça se met dans quel bac ? Le jaune ? Le vert ? Ça va avec les déchets organiques ou avec ce qui partira dans le tout-venant ?

« Apprendrons-nous jamais ? Apprendrons-nous jamais » comment bien trier ses déchets ? Ou alors, on peut en faire des bouquets de fleurs séchées. Et s’en servir comme décoration. Et là, plus besoin de se torturer l’esprit pour savoir dans quel bac les jeter, les fleurs mortes. Voilà, je vous remercie de m’avoir lu. Je pense qu’aujourd’hui, c’était bien, dans le genre n'importe quoi.