Il fait trop beau pour travailler, ce serait dommage de rester enfermés…

Justement si, Chouchou, mieux vaut rester enfermés que d’aller dehors, avec cette chaleur écrasante. Je le sais d’autant plus que je rentre de près de 3 heures en ville pour diverses raisons dont le patron, la Fnac, Orange pour le patron, la Poste pour un colis et tout le tralala tsoin-tsoin, avec des trams, des bus, des temps d’attente interminables parce qu’on est en août, des moyens de transport pas toujours climatisés, de la marche dans des rues pas toujours à l’ombre et en plus, parfois, sans un brin de vent. J’ai pourtant essayé de prendre le micro pour dire : ici l’ombre, le français parle aux français mais ça n’a vraiment, vraiment pas marché. Ce fut vain. Je vais quand même mettre une note de vain sur vain, pour la peine.

Quand le soleil brille dans tous les squares et sur les terrasses des grands boulevards…

Tu parles, Charles, les terrasses ! Moi, la mienne, pour l’instant, je l’ai déclarée d’inutilité publique. Il est hors de question d’y mettre ne serait-ce qu’un orteil. Il fait trop chaud pour aller s’y installer. Et s’il fait trop chaud pour aller faire la sieste, je me demande si, à près de 16h30, il ne fait pas trop chaud aussi pour écrire un billet dans ce blog. Ou alors, il faudrait que je trouve un moyen d’écrire quelque chose qui soit réfrigéré ou réfrigérant. Une histoire glaçante, tiens, pourquoi pas ? Tu n’aurais pas une idée à me soumettre, Chouchou ? Non, tu es liquéfié, toi aussi. Tu as trop chaud, je sais, nous sommes pareils, toi et moi. Nous sommes de la même eau et du (presque) même sang. Nous sommes de la même transpiration. Nous exsudons par tous les pores. Nous suintons. Et si nous en profitions pour lancer le mouvement : Balance ton pore ?

Il fait trop chaud pour travailler, ça c’est un temps à aller se balader…

Bon, en plus, je n’ai même pas envie de faire de la cuisine. Je vais juste préparer ma salade de pois chiche pour demain midi, avec orange et fenouil. Et les légumes pour ce soir, ils sont déjà grillés, j’avais pris de l’avance. Tu en penses quoi, de ces suggestions de repas, toi, Chouchou. Pour les deux tu es d’accord ? C’est bien. Surtout pour les pois ? Chiche ! Et cochon qui s’en dédit. Non, allez, blague à part et trêve de plaisanterie, tu n’as pas un peu soif, toi ? Beaucoup ? Oui, moi aussi. Mais un instant, j’ai cru, j’ai espéré que tu allais me proposer d’aller me chercher un grand verre d’eau pétillante mais non, si tu es aussi à plat que moi, t’en fais pas, avec un peu de chance, le président va bien venir nous montrer une photo qu’il n’arrive pas à dater. Et là, on lui demandera de nous servir.

Partons dans la nature et vive la liberté, il fait trop beau pour travailler…