Ça peut paraître prématuré mais j’ai commencé à faire du vide dans les corbeilles qui sont sur mon bureau, au boulot et dans mes dossiers informatiques. Je ne vous dis pas le nombre de fichiers Excel (surtout) et Word que j’ai mis dans la corbeille. Un truc de fou. Parce que, ceux qui ne me connaissent pas vont l’apprendre, je suis extrêmement conservateur. Et pas que pour des choses importantes. J’aime bien accumuler des choses et l’avantage, avec les ordinateurs, c’est que ça n’encombre pas beaucoup les armoires et les bureaux, en tant que meubles. Ça me rappelle, en cette fin février 2000, quand j’ai quitté la première entreprise dans laquelle j’ai vraiment travaillé. J’y suis resté 19 ans. Quasiment une génération. Et j’occupais une place dans un grand espace, en angle avec trois ou quatre gigantesques armoires pleines

Entre les documentations des fournisseurs (j’étais acheteur de composants passifs – une anecdote, en passant, sur ma carte de visite, il y avait eu une faute : acheteur en composants passif au lieu de passifs – comme si c’était moi qui étais passif et pas les composants – électroniques : condensateurs et résistances, principalement, à l’époque), les tarifs, les diverses choses que j’avais envie et/ou besoin de garder près de moi, telles que : un dictionnaire, un Quid, des cahiers, des revues, des exemplaires de ce que je pouvais créer (fanzines et bulletins d’information, entre autres)… Bref, ça m’a pris un certain temps (pour ne pas dire un temps certain) à faire le tri dans tout ça. Parce que là, j’avais vraiment une échéance : celle de quitter l’entreprise pour aller voir ailleurs si j’y étais au beau milieu d’une herbe probablement plus verte.

Eh bien, là, cette semaine, j’ai commencé à faire la même chose sauf que là, dans le mareyage, j’ai nettement moins d’affaires de stockées. D’abord parce qu’on est beaucoup plus informatisé (presque totalement) et ensuite parce que le travail que j’ai à faire ne demande quasiment pas de documentations, de bouquins ou autres. J’ai surtout des réserves de papier pour imprimante, de stylos, d’enveloppes… Toujours cette peur de manquer. Et là, j’ai déjà jeté des choses dont je sais d’avance qu’elles l’auraient été un jour, quoi qu’il arrive. Ça m’allège, de commencer à faire ça mais surtout, ça concrétise mon projet de m’arrêter fin décembre, début janvier. Et j’attends le mois de septembre pour l’annoncer. Et négocier mon départ. Rien que cette idée, ça me permet de tenir encore un peu. Sinon, j’aurais déjà abandonné l’affaire.