Je sais que j’ai des idées parfois plus sottes que grenues mais je ne vois pas en quoi ça dérangerait les autres. Que ceux qui n’aiment pas ça n’en dégoûtent pas les autres. Vous n’êtes pas d’accord ? Alors que ceux qui se contrefichent de savoir combien il peut y avoir de lentilles dans un paquet de 500 grammes ; quelle distance représentent tous les grains de riz d’un paquet d’un kilo, mis bout à bout ou encore, combien on peut mettre de noisettes de chez ma mère dans la piscine hors sol de ma tante n’ont qu’à sauter ce billet et revenir demain. Après tout, je ne force personne, moi. Ceux qui viennent me lire sont consentants. Du moins, je l’espère.

Le sujet du jour est donc : les confettis. Avec un seul F et deux T, sinon, ça s’écrirait conffetis et ça ne serait pas joli du tout. Cette précision n’était que pour les moins forts que moi en orthographe. Alors, les confettis, ce sont des projectiles non dangereux qu’on s’envoie les uns sur les autres quand c’est la fête, genre carnaval, St Sylvestre ou finale de la Coupe du Monde de football. Ils sont généralement d’un peu toutes les couleurs et plaisent particulièrement aux enfants et à ceux qui le sont restés, même adultes. Mais nettement aux ménagères de plus et de moins de cinquante ans qui trouvent que quand il y en a partout, il y en a partout.

Des confettis, moi, j’en fabrique régulièrement dans mon boulot. Dès que j’ai besoin de classer des documents, j’utilise une perforatrice qui comprend un réservoir afin que les confettis ne tombent pas n’importe où. Et j’avais pris l’habitude de les garder dans des boîtes en carton. J’en ai deux ou trois de côté, qui n’attendent qu’une chose : que quelqu’un soit intéressé pour les prendre, les ouvrir et balancer leur contenu sur qui ils veulent. Tiens, si je passais une annonce sur le Bon Coin ou sur donnons.org ? Encore une idée à creuser. Bientôt, il va me falloir une tractopelle ou une pelleteuse avec toutes ces idées à creuser…

Avant d’aller plus loin, je voudrais juste faire un rappel étymologique : le confetti a été inventé en Italie par un dénommé Fetti. Malgré l’évident côté astucieux de son invention, les ménagères de plus et de moins de cinquante ans de l’époque ont toujours trouvé ça crétin, d’avoir inventé ça et quand elles parlaient de Fetti, elles disaient toujours : ce con Fetti ! Voilà, ça, c’est fait. Non, aujourd’hui, le but de ce billet, c’est la question que je me suis posée, tout à l’heure alors que j’archivais les fournisseurs de la nuit : combien de confettis peut-on obtenir dans une feuille A4, c’est-à-dire de 21 * 29.7cm ? Et comme j’aime relever les défis…

J’ai calculé que les confettis que je crée avec ma perforatrice dont environ 5mm de diamètre. Leur rayon est donc de 2.50mm et leur superficie de 19.64mm2. Autant vous dire que là, j’ai eu un doute mais j’ai préféré valider ce résultat pour aller au bout de mon raisonnement et pouvoir passer à autre chose, ensuite. Une feuille A4 a une surface de 623.70cm2, soient 6237mm2. Sans tenir compte du fait que les confettis sont ronds et qu’il y aurait forcément de la perte, je pense donc pouvoir en faire 317.57 dans feuille complète. Ça ne sert à rien, c’est vrai, de savoir ça mais moi, ça me fait plaisir et, par conséquent, je suis content.