Un dimanche à la campagne ? Non, peut-être mieux vaudrait aller passer un dimanche à la mer. Oui mais non. Parce que tout le monde va vouloir aller passer une journée sur la plage. N’oublions pas que nous venons de pénétrer juillet et son lot de migrants franco-français. Ça signifie donc qu’il va y avoir du monde sur les routes. Qu’il va y avoir du monde dans les embouteillages qui seront plein de véhicules, principalement des voitures et avec la chaleur annoncée, ça ne va pas être une partie de plaisir. Alors, je ferais peut-être mieux d’aller passer ma journée ailleurs que sur des chemins qui ne sont pas de traverse.

Alors, au lieu d’un dimanche à la mer, comme j’ai déjà fait un dimanche à la mère, il y a quinze jours de ça, peut-être qu’un dimanche à la campagne, ça pourrait être la solution à cette question existentielle que je me suis posée tout samedi, hier : que vais-je faire de ce nouveau jour du Seigneur qui me tombe dessus, demain ? Ma foi, justement, tiens, si j’en profitais pour aller m’aérer l’esprit voire le corps ? Et j’ai réfléchi mais pas autant que le miroir de ma salle d’eau, à qui je fais un peu la gueule, il sait très bien pourquoi, lui et j’en suis arrivé à la conclusion suivante : je ne vais pas partir à la mer car il y aura trop de monde sur la route.

Mais partir à la campagne, même si c’est une bonne alternative, est-ce une bonne solution pour autant ? Pas sûr car où aller ? Aux hasards ? Je n’ai pas osé demander à Balthazar ce qu’il en pensait car je n’en connais aucun, de Balthazar, sinon, croyez-moi que je l’aurais fait. Il n’y a pas de honte à demander son chemin. Même s’il est de croix. Avec cette valse-hésitation, j’en étais toujours au même point : mort. Ça me faisait une belle jambe. Et contre aucune attente, j’ai fini par me décider d’aller à la campagne au bord de la mer. Et je suis parti à Biscarrosse pour rejoindre le patron, à la fois en pleine verdure mais si peu éloigné des plages.