Il paraît, je ne l’ai pas entendu ni constaté personnellement, c’est un bruit qui court, que le hareng pète pour communiquer. Oui, sans rire, le hareng est pétomane mais pas n’importe quel pétomane, un pétomane communiquant car quand il a un truc à dire, ce n’est pas « parle à mon cul, ma tête est malade » mais « parle avec mon cul, ma tête est malade »

L’explication est simple : c’est en entendant un mystérieux bruit de pets sous-marins qu’une équipe de scientifique s’est posé la question : comment se fait-ce ? Qu’a-t-il donc eu ? (N’oubliez pas les liaisons, s’il vous plaît, merci…) Qu’étaient donc ces adorables petits sons aigus qu’on pouvait entendre le soir, au fond de l’eau ?

Quand ils se sont rendu compte que ce bruit était concomitant aux petites bulles qui s’échappaient gracieusement de l’anus des harengs, ils ont tout de suite compris qu’il ne s’agissait que de simples pets de harengs. Sauf que…. Sauf que… Suspense !  (Roulement de tambour !) Sauf que ce n’étaient pas de simples petits « prout », si mignons soient-ils.

Non, après des recherches passionnantes, ils en sont arrivés à la déduction et à la conclusion suivantes : c’est leur moyen de communiquer. Et ça leur permet de rester groupés la nuit. Un peu comme un moyen de survie pour l’espèce car plus ils sont nombreux, moins ils craignent les prédateurs, sauf pour ceux qui sont en bordure du banc. 

Une des choses les plus étonnantes, dans cette histoire c’est que non seulement harengs pètent, mais ils pètent à une fréquence inhabituellement élevée. Un peu comme les cris des filles car les filles, quand elles crient, c’est toujours de façon stridente et aigüe et ça fait toujours mal aux oreilles des garçons. C’est n’importe quoi mais bon…

Et, sauf que là, encore, non seulement ça fait des sons aigus mais ça fait aussi des bulles. Donc : des sons aigus et des bulles, ce sont forcément des pets. Mais pas des pets de digestion, comme chez les humains, non. Ce n’était pas non plus des pets de peur. Car même en les faisant sursauter, ça ne changeait rien au nombre de pets que les harengs faisaient.

L’expérience a finalement bel et bien démontré que le hareng ne pétait que la nuit (quand ils ne peuvent pas se voir) ce qui leur permet de se repérer les uns des autres et de rester groupés. Et comme ils sont les seuls, de tous les poissons, à communiquer de cette façon, même leurs prédateurs ne savent pas entendre les pets qu’ils émettent.

Une autre différence entre les harengs et les humains, c’est que les premiers n’ont pas de langue. Et là, tant pis si vous me voyez venir avec mes gros sabots, et là, donc, on peut se dire que c’est heureux car s’ils en avaient une dans l’organe qui leur sert pour communiquer, ça ferait une langue dans l’anus et tout d’un coup, on risquerait la censure.

Voilà, depuis le temps que je vous l’avais promis, ce billet. Bon, je voulais le peaufiner pour qu’il soit exceptionnel. Honnêtement ? Il ne mérite pas le prix Nobel des Blogs mais au moins, il a eu le mérite de vous apprendre une chose essentielle pour briller en société car franchement, une telle culture, ça ne peut qu’imposer le respect.