On savait déjà que l’oursin n’avait qu’un seul orifice qui lui sert à la fois de bouche et d’anus (c’est pour ça que je n’en ai jamais embrassé un langoureusement car je me suis toujours méfié, si jamais il était en mode anus, je n’aurais pas aimé lui rouler un patin – remarquez, en même temps, comme dit Macron, je n’ai même jamais une simple bise à aucun oursin. Je n’en ai jamais eu dans mon assiette non plus. Je sais juste que ça pique. Et que les amateurs disent que c’est très bon. En dehors de ça, les oursins et moi, ça fait deux. Et mon Dieu que cette parenthèse est longue – c’est vrai que je suis un peu le roi du remplissage…) mais moi, personnellement, je viens juste d’apprendre que les tortues respiraient par les fesses. Et ça, je dois avouer que ça m’en a coupé une sans toucher l’autre. Euh, je ne suis pas sûr qu’on dise ça comme ça mais tant pis.

C’est quand même étrange, à vue de nez, si je puis dire. Oui, je trouve ça particulièrement bizarre de respirer par son anus. Même si je trouve ça moins anormal que de s’en servir comme bouche pour manger et communiquer. Mais, si j’y réfléchis bien, calmement mais fermement, tout compte fait, peut-être même que nous aussi, les humains, nous respirons par derrière, en plus de par devant, et ça, sans le savoir. C’est vrai, ça, qui nous dit que notre anus ne profite pas du grand air dès qu’il n’est plus enfermé dans slip, culotte ou autre sous-vêtement ? Chez les nudistes qui se font bronze à plat ventre, je vois très, très bien la chose se faire, dans mon esprit. Après, on peut aussi tenter d’imaginer un anus qui bâille à force de s’ennuyer mais on ne va pas entrer dans certains détails intimes.

Pour en revenir à la tortue, cette idiote qui respire par les fesses, franchement, c’est d’autant plus ridicule que ça l’empêche de s’asseoir. Bon, c’est vrai qu’on n’a jamais vu une tortue assise, non plus, je pense que mécaniquement, ce n’est pas possible. Eu égard à la carapace qui n’est pas flexible. Donc, finalement, les choses sont bien faites. Mais quand même, j’insiste, je trouve ça très malaisé de respirer uniquement par derrière. Si encore elle se servait alternativement, en fonction de ses besoins, de sa bouche ou de son anus, je pourrais la comprendre mais là, non. Ça me laisse bouche bée. Ou anus bée, pour les oursins. Enfin, tout ça, hormis le fait de vous avoir appris cette information essentielle, ça m’a permis de boucler un billet en deux temps trois mouvements. Parce que pour le hareng qui pète, je ne suis toujours pas prêt.