Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du président. Heureusement qu’il ne lit jamais mon blog (oui, je sais, qu’on vive ensemble depuis 25 ans, qu’on soit mariés, même et qu’il ne lise pas mon blog, c’est une grosse, une énorme faute de goût mais comment voulez-vous qu’on le change, à son grand âge ?) comme ça, il ne pourrait pas se plaindre (tiens, un pléonasme !) ni rouspéter (ah non, voici un véritable pléonasme A.O.P pur jus !) parce que j’en aurai parlé dans les colonnes de ce blog. C’est vrai qu’il m’a dit qu’il ne voulait ni fleurs, ni couronnes… Ni fleurs, ni couronnes ? Ah non, ça, c’est pour son incinération. Non, c’est vrai qu’il m’a dit qu’il ne voulait ni cadeau, ni cadeau. Deux fois, oui. Peut-être parce qu’il n’en voulait vraiment, mais vraiment pas du tout.

Trop tard. Parce que comme je suis un peu, beaucoup, passionnément une teigne, à mes heures et pas forcément perdues, j’ai déjà acheté tous ses cadeaux. Celui que je lui offrirai demain soir, au restaurant en même temps que celui que le patron lui offrira. Celui que mon père lui offrira, celui que ma mère lui offrira et l’autre que je lui que je lui offrirai également, samedi soir chez mes parents. Comme ça, ça lui en ferait 5. Pour quelqu’un qui ne veut pas de cadeau, je vois qu’il est tout en gueule. Il ne veut pas, il ne veut pas mais il va quand même les prendre et il va ronchonner un peu mais ça, on a l’habitude, même quand il est content. Et il sera peut-être même un peu ému mais nous, non, parce qu’on a toujours peur que ne soient que des larmes de cabotin. On ne sait jamais.

Pas de carte, je suppose, non plus. Il ne l’a pas dit mais je suis sûr qu’il va me dire que ce n’était pas la peine. Surtout de gaspiller de l’argent pour une carte d’anniversaire. Je m’en fous, j’en ai trouvé une à 1.50€ à la Fnac, très jolie, avec 5% de remise parce que j’ai la carte One et franchement, s’il y trouve encore quelque chose à redire comme quoi je gaspille mon argent, je lui ferai une note de frais et comme ça, le tour sera joué. Ah oui, il avait dit « pas de restaurant » non plus. Trop tard. J’ai déjà réservé trois couverts pour demain soir à la brasserie de l’Orléans. Alors, il m’a dit que c’était uniquement pour me faire plaisir et ne pas faire d’histoire parce que lui, il s’en serait bien passé. Même pour faire plaisir au patron ? Même pour faire plaisir au patron. Hé, président, cache ta joie ! Et bon anniversaire et sans rancune, hein ?