Beuh, il fé trô chô ! J’en ai marre de transpirer comme une serpillère…

Mais ça ne se dit pas, ça, « transpirer comme une serpillère ». Si, passe qu’en plus, quand je transpire, je sens mauvais. Bon écoute, de quoi te plains-tu, il fait enfin beau, un peu chaud, certes mais on a assez pleuré pour avoir du soleil, on ne va pas se plaindre. Pense à tous ceux qui ont été inondés et tu comprendras combien cet anticyclone est plus que bienvenu. On va enfin pouvoir prendre un repas dehors, je vais enfin pouvoir faire la sieste sur un fauteuil relax et je vais enfin pouvoir me recharger un peu en vitamine D.

Oui mais j’é trô chô et j’en ai marre car y a pas d’ombre du tout.

Mais si, bien sûr qu’il y a de l’ombre, là, à la table. Et si tu veux, je peux ouvrir le parasol. Tu veux t’allonger dans un fauteuil relax ? Ah ben oui, là, ça va être difficile, il faut que tu attendes une heure ou deux pour que l’ombre prenne un peu de place sur la terrasse. Et le parasol ? Tu ne m’as pas répondu ? Tu ne veux pas parce que tu as toujours encore plus chaud quand tu es dessous. Et que tu n’aimes pas avoir chaud ? Oui, ça, on avait compris. Bon, au lieu de geindre, que veux-tu que j’y fasse, moi, s’il fait enfin beau ?

J’é trô chô et en plus, quand j’é trô chô, j’sais pas quoi faire.

Vas t’allonger dans ta chambre, alors. Nan, je veux pas rester enfermé. Je ne sais plus quoi te dire, là. On ne va pas se mettre à la faire la danse de la pluie, quand même ? Si ? Pas moi, en tout cas. J’ai bien compris que puisqu’il fait grand beau, puisqu’il fait grand soleil, tu préférerais qu’il pleuve mais je te rappelle que ça fait des semaines que tu te plains qu’il fait mauvais, qu’il fait gris, qu’il mouille et tout et tout. Il faudrait savoir ce que tu veux. Alors, tu sais quoi ? Fais ce que tu veux, moi, je m’en fous, tu vois le fauteuil relax, là-bas ? J’y vais.

J’é toujours trô chô et je m’ennuie quand y fait trô chô.