Pour un peu, j’aurais oublié d’écrire un billet dans mon blog, aujourd’hui. 18 heures sont juste passées et je viens de me rendre compte que j’étais en train de passer à côté. Alors que je m’apprêtais à continuer de faire ce que je faisais chez le patron et dans le tram réunis : m’installer dans un fauteuil sur ma terrasse (comme chez le patron, pendant un peu plus d’une heure) et prendre la suite du roman que je suis en train de lire en ce moment (comme dans le tram du retour) sauf que là, je me dois (je me doigt ?) de m’astreindre à ce quart d’heure (ou moins) d’écriture quotidienne. Sinon, ce n’est pas bien. Il faut que je m’y tienne. Mais en même temps, hein, en même temps… Oui, en même temps, qui se plaindrait de ne rien voir publié dans les colonnes de ce blog ?

Mais au fait, j’y pense. Ça fait deux ou trois jours que je ne l’ai pas sollicité, Chouchou et même pire que ça, que je ne l’ai pas vu. Il a pris ses aises, lui, comme je ne lui fais pas signe, il a dû aller mener sa vie ou alors, il se cache dans un coin en espérant que je vais rester à ne rien lui demander. Chouchou ! Chouchou ! Où es-tu, Chouchou ? Qu’est-ce que je vous disais ? Il ne répond pas. Chouchou, j’ai soif ! Et ma patience va vite avoir des limites. Après tout, je ne le paie pas à ne rien faire. Bon d’accord, je ne le paie pas du tout mais quand même. On a un contrat moral, lui et moi, je l’ai signé mentalement. Et unilatéralement. Mais je pensais vraiment que c’était quelqu’un de confiance. Ah le voilà ! Avec un verre d’eau pétillante. Il est gentil. Merci, Chouchou. Merci.

Mais dis-moi, où étais-tu donc passé ? Pardon ? Aux archives ? Comme tu as vu que je n’avais rien écrit, tu es allé voir s’il n’y avait pas un texte jamais publié qu’on aurait pu sortir de son tiroir ? C’est malin, ça. Finalement, j’ai bien fait de l’embaucher. C’est très gentil de ta part. Et tu as trouvé quelque chose ? Fais voir. Un pamphlet de 2007 contre Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Mouais, c’est un peu daté, ça. Et ça, l’histoire du petit lapin qui a un bec de lièvre, je l’ai déjà publiée mais dans un précédent blog, ça remonte à une bonne dizaine d’années. Oui, c’est vrai que je pourrais la faire passer comme quelque chose d’inédit. Mais c’est raté, je viens de dévoiler la chute en y pensant trop fort. Non, mais ce n’est pas grave. Je crois que je vais juste écrire quelque chose comme quoi j’ai failli écrire quelque chose.